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La campagne de BLOOM

En France : défendre la notion même de protection

Quand la France, qui contrôle une surface maritime de plus de 10 millions de km², redéfinit à sa sauce le concept de protection, elle prend la responsabilité de détruire l’ambition environnementale des autres nations et notamment de l’Union européenne. BLOOM met tout en œuvre pour parer l’escroquerie écologique de la protection « à la française » et redonner aux aires marines protégées leur puissance salvatrice.

Voici toutes les étapes de notre campagne dans l’ordre chronologique.

2022

15 février : Claire Nouvian signe une tribune dans Le Monde au lendemain du One Ocean Summit, auquel BLOOM avait refusé de se rendre. « La réalité de ce sommet, écrit-elle, c’est qu’il n’a pas servi à grand-chose, sinon à confirmer la « méthode Macron » en matière écologique : instrumentaliser les annonces avant les échéances électorales et les calibrer pour optimiser leur effet médiatique tout en minimisant leur portée environnementale. »

28 avril : Dans le cadre d’un vote au Parlement Européen pour interdire le chalutage de fond dans les AMP, BLOOM lance une pétition pour demander au Président de la République de protéger réellement et immédiatement les AMP en y interdisant toutes les méthodes de pêche destructrices ainsi que toutes les activités extractives. Cette pétition sera active tant que la France ne met pas en place un réel réseau, étendu, cohérent et robuste, d’aires marines protégées.

16 mai : BLOOM demande à la Cour des comptes d’enquêter sur les moyens humains et financiers fléchés en France vers la création d’un réseau totalement inefficace d’aires marines protégées. En effet, BLOOM a pu reconstituer qu’un minimum de 5,3 millions d’euros issus de fonds européens avaient été alloués à l’Office français de la biodiversité et ses prédécesseurs pour des résultats quasiment inexistants. En tout juste quatre jours, notre proposition est arrivée en tête des votes sur la plateforme citoyenne de la Cour, en collectant 1825 voies, merci !

8 juin : En cette journée mondiale de l’océan, BLOOM engage une procédure judiciaire contre un décret paru le 12 avril 2022 au Journal officiel, qui amoindrit la définition des zones de « protection forte » qui s’appliquera aux aires marines dites « protégées ». BLOOM demande au gouvernement de M. Macron de retirer ce décret et d’adopter une définition claire des niveaux de protection marine en s’alignant sur les standards internationaux.

12 septembre : Dans une déclaration de soutien à l’initiative du chercheur catalan Enric Sala de la National Geographic Society, plus de 250 scientifiques du monde entier demandent l’interdiction des méthodes de pêche destructrices et les activités industrielles dans les aires marines protégées. BLOOM s’associe à cet appel.

7 octobre : BLOOM attaque devant le Conseil d’État le décret antiécologique du gouvernement amoindrissant la protection de l’océan et publie simultanément une étude exclusive révélant l’intensité des activités de pêche industrielle dans les aires marines, qui sont de fait tout sauf « protégées ».

24 novembre : Une analyse réalisée par BLOOM révèle que la « zone de protection renforcée » des Terres australes, dont le Président Macron s’est enorgueilli d’avoir triplé la surface au Sommet de Brest en février 2022, se trouve dans une zone qui n’a jamais été soumise à la pêche industrielle. Cet évitement des zones sinistrées ne fait que compléter le tableau d’une ambition française nulle : la quasi-totalité des eaux sous protection stricte en France se trouve dans les eaux australes, tandis que moins de 0,1% des façades métropolitaines sont strictement protégées.

5 décembre : BLOOM publie une analyse inédite de la politique de protection maritime de la France de 2009 à 2022. Depuis le Grenelle de la Mer en 2009, les gouvernements successifs ont promis monts et merveilles en matière de protection marine mais se sont employés à rendre inopérante, dans les faits, l’ambition affichée.

2023

3 février : Alors que s’ouvre à Vancouver la conférence internationale sur les aires marines protégées (IMPAC5), BLOOM publie une analyse inédite révélant que le mille-feuilles administratif particulièrement complexe qui caractérise le réseau d’aires marines dites « protégées » français est une caricature d’inefficacité qui ne correspond à aucun critère international et échoue entièrement à protéger l’océan.

31 mars : BLOOM décrypte plusieurs semaines de mensonges du Secrétaire d’État à la mer Hervé Berville — au Sénat, à l’Assemblée nationale et auprès des pêcheurs eux-mêmes — quant au Plan d’action européen pour l’océan, qui « condamnerait la pêche artisanale française et l’amènerait à disparaître. Pas dans 10 ans, demain ». Ce plan d’action, qui n’est pas contraignant, enjoint les États membres de l’Union européenne à interdire tous les engins de pêche qui entrent en contact avec le fond dans toutes les aires marines protégées de l’UE. Les propos irresponsables tenus par le Secrétaire d’État dans la presse et au sein des institutions publiques et européennes ont mis le feu aux poudres et généré un désordre aux conséquences graves jusqu’à l’incendie, dans la nuit du 30 au 31 mars, des bureaux de l’Office français de la biodiversité à Brest

3 avril : BLOOM dénonce la communication d’Hervé Berville selon laquelle il aurait finalement obtenu que le Plan d’action de la Commission européenne, recommandant l’interdiction des engins traînants dans les AMP, ne soit pas contraignant. Après avoir créé de toute pièce une menace imminente pour la pêche française, le Secrétaire d’État tente de se faire passer pour le héros des pêcheurs.

11 avril : BLOOM porte plainte auprès de la Cour de Justice de la République contre le Secrétaire d’État à la Mer pour des propos graves qui ont provoqué la commission d’infractions et remis en cause les principes de dignité, de probité et d’intégrité auxquels sont tenus les membres du gouvernement.

18 avril : Le secrétaire d’État à la mer emploie les ressources de son ministère à tenter d’éteindre le feu médiatique suscité par ses déclarations et exige des journalistes qu’ils corrigent leurs articles détaillant ses mensonges et donnant la parole aux scientifiques, syndicats et associations qui dénoncent la campagne de désinformation indigne de la fonction ministérielle qu’il a menée en mars.

16 mai : La plainte contre le secrétaire d’Etat à la Mer Hervé Berville est classée sans suite.

8 juin : A l’occasion de la journée mondiale des océans, plus de 30 associations de protection de l’océan interpellent le gouvernement sur « l’urgence d’une stratégie nationale » en matière de protection marine et demandent qu’un véritable réseau d’aires marines protégées, cohérent et aligné sur les standards internationaux de protection, soit mis en place à l’occasion de la révision de la « Stratégie nationale mer et littoral ».

1er août : Nous alertons sur l’inaction et la complaisance de l’administration française face à un braconnier multirécidiviste interpellé à dix reprises depuis 2005, qui poursuit tranquillement son activité de pêche au sein du Parc national des Calanques. Nous déposons une demande d’accès à l’information afin de lever le voile sur les contrôles effectués et les sanctions prises par l’administration contre la pêche illégale.

5 septembre : L’imposture de la politique française en matière de protection de l’océan ne trompe plus personne. Dans un éditorial au vitriol, la prestigieuse revue scientifique Nature dénonce « l’hypocrisie qui menace les océans du monde » et épingle « l’incohérence entre les promesses et les actions des champions auto-proclamés de l’océan » en citant nommément le Président de la République Emmanuel Macron, et en expliquant que « la France, qui accueillera la prochaine Conférence des Nations unies sur l’océan en 2025, s’oppose à une mesure visant à exclure des zones marines protégées de l’Union européenne une pratique de pêche destructrice, le chalutage de fond ».

21 septembre : Gouverner c’est prévoir. Or, depuis deux décennies, c’est le statu quo qui a prévalu. A l’occasion de l’ouverture des Assises de la pêche, à Nice, BLOOM publie un billet d’analyse pour dénoncer la gabegie d’argent public allouée au chalutage, alors que les aides publiques devraient aller vers une transition du secteur de la pêche et une véritable protection marine, afin de respecter les écosystèmes marins et celles et ceux qui en vivent.

26 septembre : BLOOM alerte sur le risque de voir la conférence des Nations unies sur l’océan prévue à Nice en juin 2025 se transformer en sommet de l’irresponsabilité, alors que le Président de la République Emmanuel Macron a réalisé l’exploit de présenter le programme de « planification écologique » du gouvernement en oubliant l’océan et en instaurant un nouveau concept creux et dénué de toute assise scientifique, celui d’une « écologie à la française », tandis que deux réunions organisées le lendemain confirment que la feuille de route du gouvernement sur l’océan fait l’impasse complète sur l’urgence à le protéger.

1 octobre : Nature & Découvertes s’engage en faveur de la protection marine et soutient la campagne de BLOOM pour de véritables aires marines protégées en appelant ses clients à signer la pétition de BLOOM et en mettant en place son « arrondi en caisse » en faveur de notre association.

26 octobre : Dans le cadre de la consultation publique relative à l’adoption d’une nouvelle « Stratégie nationale pour la mer et le littoral », BLOOM publie une note de position détaillée pour « Ramener l’océan à la vie ». Près de 40 pages pour décrypter les enjeux et fixer le cap pour « mettre fin à la surexploitation et à la déforestation marines et repenser nos activités pour vivre en harmonie avec l’océan ».

28 novembre : Lors de l’émission « Les super-pouvoirs de l’océan », sur France 2, le secrétaire d’État chargé de la Mer Hervé Berville ment de manière répétée et délibérée aux téléspectateurs, affirmant que la pêche industrielle est interdite dans les aires marines protégées françaises. Dès le lendemain, nous procédons à un fact-checking pour rétablir la vérité auprès du grand public sur X/Twitter, Instagram, et notre site. Nous expliquons ainsi que dans les 15 jours précédant l’émission télévisée, l’un de ces chalutiers géants, le « Scombrus » (81 m), venait de passer 93% de son temps dans les aires marines « protégées » françaises de la Manche et de la Mer du Nord à aspirer des millions de kilos de poissons au nez et à la barbe des pêcheurs artisans français.

29 novembre : « Un président de la République ne devrait pas tomber aussi bas ». C’est la conclusion que nous avons tiré à l’issue du discours du Président de la République Emmanuel Macron aux Assises de l’économie de la mer qui se tenaient à Nantes. Sans avoir un mot pour la biodiversité et les écosystèmes marins, le Président a assuré les lobbies de la pêche industrielle de son soutien indéfectible et leur a promis une manne financière absolument colossale provenant de la taxe sur l’éolien offshore, tout en résumant l’enjeu de la transition écologique et sociale du secteur à celui des moteurs à hydrogène. Une flotte de chaluts à hydrogène opérant quotidiennement dans les aires marines dites « protégées », telle semble être la vision défendue par le gouvernement pour la pêche de demain.

6 décembre : BLOOM publie une analyse portant sur le parc naturel de la mer de Corail, « Nouvelle-Calédonie 10 – Métropole 0 ». Alors que la « protection stricte » est proche de 0% en France métropolitaine, la Nouvelle-Calédonie montre au gouvernement français comment créer de véritables aires marines protégées (AMP) qui excluent la pêche et sont alignées sur les recommandations des scientifiques en créant de nouvelles réserves qui hissent la « protection stricte » à 10% de ses eaux.

23 décembre : Sur Instagram, l’activiste Camille Etienne revient sur les mensonges du secrétaire d’État Hervé Berville lors de l’émission de France 2 et publie une vidéo de décryptage pour démêler le vrai du faux avec les équipes de BLOOM.

En Europe : interdire le chalutage de fond dans les AMP

Selon les standards de l’Union internationale pour la conservation de la nature, une aire marine protégée n’est pas réellement « protégée » si des activités extractives industrielles y sont conduites ou des infrastructures industrielles y sont développées. Tant que le chalutage y sera autorisé, les AMP européennes resteront des « parcs de papier ».

Voici toutes les étapes de notre campagne dans l’ordre chronologique.

2022

BLOOM s’est battue pour que l’amendement de la députée EELV Caroline Roose, interdisant le chalutage de fond dans les aires marines protégées, soit adopté en plénière du Parlement Européen, dans le cadre du rapport d’initiative sur l’économie bleue de la députée socialiste portugaise Isabel Carvalhais. Bien qu’un rapport d’initiative ne crée pas de norme contraignante, celui-ci a une influence majeure sur le niveau d’ambition écologique de l’Union européenne en matière de biodiversité et de climat.

Malgré une issue de vote cacophonique, BLOOM a révélé la vacuité des aires marines « protégées » existantes ainsi que l’imposture écologique d’Emmanuel Macron et des eurodéputés Renew.

***

12 avril : L’ONG Océana nous apprend qu’un amendement déposé par la députée EELV Caroline Roose interdisant le chalutage de fond dans les AMP a été adopté en Commission de la Pêche du Parlement européen, et va être voté dans trois semaines en plénière. BLOOM décide de se lancer dans une campagne éclair en collaboration avec de nombreuses ONG, pour faire en sorte qu’il soit adopté.

17 avril : Révélation des amendements déposés par l’ensemble des eurodéputés sur le rapport d’initiative sur « l’économie bleue ». On y découvre un amendement ahurissant du député LREM Pierre Karleskind, président de la Commission de la Pêche du Parlement européen, qui propose de n’interdire les méthodes de pêche « néfastes » que dans les zones de « protection stricte », c’est-à-dire dans l’infime fraction d’aires marines protégées où elles sont déjà interdites !

25 avril : BLOOM dénonce l’amendement de Pierre Karleskind remettant en cause la définition internationale d’une aire marine protégée — qui interdit forcément les méthodes de pêche destructrices et les activités extractives industrielles. Des milliers de citoyens interpellent l’eurodéputé sur les réseaux sociaux ainsi que le chef du groupe politique LREM au Parlement, Stéphane séjourné, co-signataire de l’amendement et émissaire du Président Macron à Bruxelles.

28 avril : BLOOM lance une pétition pour demander au Président de la République de protéger réellement et immédiatement les aires marines protégées en y interdisant toutes les méthodes de pêche destructrices ainsi que toutes les activités extractives. En parallèle, Claire Nouvian expose dans une vidéo l’imposture écologique d’Emmanuel Macron et de son groupe Renaissance au Parlement Européen. La vidéo est vue plus de 300 000 fois.

29 avril – 2 mai : BLOOM dénonce sur les réseaux sociaux l’imposture et la désinformation cynique de LREM. Soutenue par l’activiste Hugo Clément, la comédienne Marion Cotillard et l’humoriste Nicole Ferroni, BLOOM fait reculer le groupe politique de Macron. Face à la pression de l’opinion publique, les eurodéputés “Marcheurs” suppriment leurs tweets, proposent un nouvel amendement encore plus pernicieux que le premier, et se justifient en utilisant des arguments fallacieux et des données mensongères – contredits en direct par des scientifiques.

3 mai : Jour du vote au Parlement Européen. Pascal Canfin, eurodéputé LREM qui avait annoncé que son groupe travaillait sur un nouvel amendement oral, ne le dépose pas. Ainsi, l’amendement pervers initial de Renaissance est maintenu et adopté par 319 votes contre 280. L’adoption de cet amendement fait malheureusement tomber l’amendement de la députée verte Caroline Roose qui demandait l’interdiction du chalutage de fond dans les AMP européennes. En revanche, les députés ont également adopté à 361 voix contre 208 un amendement des Verts demandant l’interdiction des activités extractives industrielles dans les AMP. Par la suite, BLOOM décrypte l’issue cacophonique du vote et appelle la Commission européenne à produire une proposition législative garantissant que les AMP européennes soient conformes aux normes internationales.

2023

Durant l’été 2023, le Parlement européen se prononcera sur la « Loi sur la restauration de la nature », pièce centrale du « Pacte vert européen ». Constatant que le volet marin de la législation était très largement insuffisant pour répondre à l’urgence climatique et à la crise sociale aiguë du secteur de la pêche européen, BLOOM a travaillé avec des parlementaires européens pour proposer une série de mesures permettant d’obtenir des gains écologiques et sociaux immédiats, notamment des amendements instaurant de vraies aires marines protégées, l’interdiction des engins de pêche destructeurs et la protection de la pêche côtière européenne (navires de moins de 25 m).

***

21 février : Après deux ans de reports incessants dus à la pression des lobbies de la pêche industrielle, la Commission européenne publie son « Plan d’action pour l’océan », censé traduire en pistes concrètes la « Stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030 ». La Commission a cependant renoncé à formuler une proposition législative de règlement. A la place, ce sont de simples « pistes » et « recommandations ». La Loi sur la restauration de la nature est maintenant le seul moyen d’obtenir un règlement contraignant pour la protection marine avant les élections européennes de 2024.

Une avancée notable reste à signaler : pour la première fois, la Commission européenne appelle les États membres de l’Union européenne à interdire tous les engins de pêche qui entrent en contact avec le fond dans toutes les aires marines protégées de l’UE. 

2 juin : BLOOM dénonce le sabotage de la Loi pour la restauration de la nature par la droite européenne. En effet, une alliance entre la droite et l’extrême droite appuyée par les libéraux du groupe « Renew » a empêché l’examen du texte dans les Commissions de l’Agriculture (le 23 mai) et de la Pêche (le 24 mai).

6 juin : BLOOM publie une évaluation factuelle et un classement inédit de la performance écologique des groupes politiques siégeant au Parlement européen depuis 2019. Celle-ci fait apparaître une division en trois blocs distincts : les « Champions de la Terre », les « Flip Flops de l’Écologie » et les « Destructeurs de la Planète ». L’analyse confirme une cohérence d’ensemble du groupe de la gauche écologiste mais montre également sa dépendance au bon vouloir d’un groupe libéral tiraillé entre l’évidence de l’urgence écologique et la pression des lobbies industriels.

13 juin : BLOOM publie une analyse de la performance écologique individuelle des membres de la Commission Environnement du Parlement européen à l’aide d’un site d’évaluation interactif. En amont du vote du 15 juin, cette évaluation permet d’identifier celles et ceux qui peuvent faire basculer le scrutin en faveur de la protection des écosystèmes européens.

15 juin : Ni rejeté ni adopté, le vote en Commission de l’environnement est suspendu. Le vote final aura lieu le 27 juin. BLOOM publie un communiqué de presse analysant les forces en présence ainsi que la stratégie de la droite et le rôle néfaste des libéraux du groupe Renew.

20 juin : BLOOM analyse la position officielle du Conseil de l’UE sur la Loi sur la restauration de la nature et déplore des reculs importants par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne.

27 juin : Par 44 voix contre 44, la « Loi sur la restauration de la nature » a été rejetée dans la Commission Environnement du Parlement européen. Avant le vote final du texte en plénière, pour le moment prévu au cours de la semaine du 10 juillet, les eurodéputés disposent de deux semaines pour rehausser l’ambition du texte et obtenir une victoire.

3 juillet : BLOOM publie les résultats d’un sondage exclusif IPSOS qui révèle un soutien univoque des citoyens européens pour une véritable protection des aires marines. 79% des sondés ont déclaré être «  favorables à ce que leur gouvernement s’engage à protéger plus strictement 30% des eaux territoriales nationales, conformément aux normes internationales de l’UICN, en interdisant de manière effective les méthodes de pêche tractées comme le chalutage sur les fonds marins  ».

5 juillet : Le député européen Younous Omarjee (The Left) dépose deux amendements à la Loi sur la restauration de la nature, permettant d’obtenir des bénéfices immédiats pour les océans et les pêcheurs côtiers européens :

  1. Créer de véritables aires marines protégées en Europe en y interdisant les méthodes de pêche destructrices (amendement 77).
  2. Protéger les pêcheurs et les écosystèmes côtiers contre les ravages des méga chalutiers et des navires industriels en réservant la zone côtière de l’UE (12 milles nautiques) aux navires de pêche de moins de 25 mètres (amendement 78).

Les activistes Camille Étienne et Adelaïde Charlier accompagnent l’équipe de BLOOM au Parlement européen et participent à l’interpellation sur les réseaux sociaux de parlementaires de Renew et du PPE.

8 juillet : BLOOM publie des données en faveur des deux « amendements océan » (77 et 78).

11 juillet : BLOOM publie les résultats d’un sondage IPSOS et des témoignages de pêcheurs révélant un soutien unanime en faveur de l’amendement 78, pour réserver la bande côtière européenne aux navires de moins de 25 mètres. Claire Nouvian lance une dernière interpellation en vidéo sur Instagram pour forcer Stéphane Séjourné à rendre publiques les consignes de vote données au groupe Renew. La vidéo rassemble plus de 15 000 « J’aime ». La mobilisation est telle que M. Séjourné finit par s’exprimer en story et prend position pour l’amendement 78.

12 juillet : La Loi sur la restauration de la nature est finalement adoptée en plénière du Parlement européen, mais les deux « amendements océan » sont rejetés. La dernière étape, le trilogue, est prévue le 19 juillet.

17 juillet : BLOOM publie un premier bilan du vote sur la loi pour la restauration de la nature au Parlement européen. Le constat est clair : c’est grâce à une mobilisation citoyenne exceptionnelle que la loi a été adoptée in extremis. Les objectifs de restauration des écosystèmes que la loi instaure constituent une victoire politique incontestable de la gauche écologiste, au prix de concessions massives accordées par la droite au profit des lobbies industriels. Et une conclusion s’impose : « non, le groupe RENEW n’est pas le champion de l’écologie », les parlementaires de la droite libérale, parmi lesquels siègent les eurodéputés français du parti Renaissance d’Emmanuel Macron, ont voté avec la droite et l’extrême-droite pour adopter une législation dépecée de sa force.

3 octobre : En amont des dernières réunion en trilogue, durant lesquelles la Commission, le Conseil et le Parlement européen scelleront le sort de la législation sur la restauration de la nature, BLOOM alerte sur les manœuvres du gouvernement français et des lobbies industriels qui mènent l’offensive pour torpiller l’unique mesure favorable à la protection et à la restauration de l’océan qui soit passée entre les mailles du filet des lobbies indus au sein du Parlement européen lors du vote du 12 juillet.

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