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28 avril 2022

Parlement européen : l’imposture écologique d’Emmanuel Macron sur les aires marines protégées révélée par un amendement

Alors qu’un vote très important pour le climat et la biodiversité a lieu le 3 mai prochain au Parlement européen, un amendement d’un eurodéputé de la République en Marche confirme l’imposture écologique du macronisme.

Le 3 mai, les eurodéputés pourront faire en sorte que les aires marines qu’on appelle « protégées » le soient réellement en demandant qu’on y interdise les méthodes de pêche destructrices.
La réalité des aires marines dites « protégées » est que leur immense majorité n’est absolument pas protégée. Il est parfaitement possible d’y extraire des ressources ou d’y pêcher avec des engins tractés qui raclent les fonds marins, comme le chalutage de fond ou la « senne démersale » (une technique de pêche désastreuse apparentée au chalutage).
Aujourd’hui, 86% des eaux européennes dites « protégées » sont intensément chalutées.[1] Une étude scientifique a même montré que dans plus des deux tiers des aires marines protégées du Nord de l’Europe, le chalutage était 1,4 fois plus intense à l’intérieur de la zone dite « protégée » qu’à l’extérieur ![2]
C’est pour mettre fin au mensonge et à l’inefficacité d’aires marines « protégées » qui ne le sont pas le moins du monde que la députée EELV Caroline Roose a proposé un amendement interdisant le chalutage de fond dans les aires marines protégées.
Hier soir les amendements déposés par l’ensemble des eurodéputés sur le rapport d’initiative sur « l’économie bleue » qui sera voté mardi prochain ont été rendus publics. Surprise, on y découvre un amendement ahurissant du député LREM Pierre Karleskind, président de la Commission de la Pêche du Parlement européen, qui propose, lui, de n’interdire les méthodes de pêche « néfastes » que dans les zones de « protection stricte », c’est-à-dire dans l’infime fraction d’aires marines protégées où elles sont déjà interdites !

Cet amendement cosigné par Stéphane Séjourné, émissaire du Président de la République à Bruxelles, reflète la position d’Emmanuel Macron sur les aires marines protégées. Lorsque le Président Macron annonçait au « One Ocean Summit » en février que la France avait « dépassé » les objectifs internationaux de 30% de protection de l’océan, il savait très bien qu’il s’agissait en réalité de zones chalutées ou exploitées quotidiennement. Les zones sans activités à fort impact environnemental ne concernent que 4% des eaux françaises et encore, ces aires « fortement » protégées se situent dans les eaux très peu fréquentées de l’océan austral… Autour de la France métropolitaine, les zones réellement protégées des activités destructrices ne représentent que 0,005% des eaux !

Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM, s’insurge contre l’inaction climatique à laquelle la macronie nous condamne : « le vote d’un rapport d’initiative n’est pas contraignant mais c’est une première étape politique majeure pour obtenir une réglementation à terme. Or sur ce vote symbolique, comme sur le reste, il nous faudra lutter contre le régime du mensonge environnemental permanent du Président et de son entourage de lobbyistes. Le macronisme n’a pas un gramme de compatibilité avec la protection de la planète. C’est impossible d’être à la fois extractiviste et écologiste. Avec cet amendement, le mandat d’Emmanuel Macron se place sous le signe d’une France « grande nation de l’imposture écologique ». Tout va donc se jouer sur le terrain des mobilisations citoyennes. Il faut que nous soyons des milliers pour faire barrage à la destruction de notre biosphère orchestrée par les industriels avec la complicité active et cynique du pouvoir politique. »

BLOOM lance aujourd’hui une pétition pour demander au Président de la République de protéger réellement et immédiatement les aires marines protégées en y interdisant toutes les méthodes de pêche destructrices ainsi que toutes les activités extractives.

Présente à Strasbourg pour le vote en plénière du 3 mai, BLOOM rendra compte des votes en direct.

Contact presse : Valérie de Baecque
valerie@press-consultant.com
(+34) 671 661 012

Références 
[1] Perry, Allison L., et al. “Extensive Use of Habitat-Damaging Fishing Gears Inside Habitat-Protecting Marine Protected Areas.” Frontiers in Marine Science 9 (2022): 811926.
[2] Dureuil, Manuel et al. “Elevated trawling inside protected areas undermines conservation outcomes in a global fishing hot spot.” Science (New York, N.Y.) vol. 362,6421 (2018) 1403-1407.

 

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