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09/01/2026 - La guerre des quotas est déclarée

Chers pêcheurs, chères pêcheuses,

La guerre des quotas est déclarée, et les industriels viennent de remporter la première manche : ils ont raflé la mise avec l’arrêté provisoire concernant les quotas de maquereau. Vous trouverez dans cette newsletter la preuve inédite, que nous rendons publique, que le Scombrus et le Prins Bernhard ont bien reçu près de 50% des quotas français pour les mois de janvier et février 2026, alors que plus d’un millier de navires sont interdits de pêcher les volumes dont ils ont besoin, en plein pic de leur saison !

Ce scandale reflète la collusion qui existe entre les lobbies de la pêche industrielle et les responsables politiques, et fait craindre le pire pour la répartition finale des quotas de 2026. Il se déroule en trois actes.

Tout se joue maintenant. C’est pourquoi nous venons d’adresser un courrier à la ministre de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud. A lire plus bas.

Acte 1 : Bruxelles

Il ne manquait que vous. 

Cette année, pour la première fois, BLOOM s’est aventurée en terrain hostile à Bruxelles pour suivre de près la répartition des TAC et quotas 2026. 

Notre équipe s’est rendue à « l’Hôtel Thon », le haut lieu de la négociation européenne, à quelques mètres du Conseil des ministres de l’UE. C’est dans un hall d’hôtel que s’agrège le gratin du lobbying industriel européen : les soi-disant représentants du secteur, qui sont en réalité au service des industriels, et les puissants armateurs de pêche qui se retrouvent en personne chaque année à Bruxelles pour tenir sous surveillance rapprochée les ministres européens de la pêche. Ces derniers exécutent leurs ordres et viennent au rapport, docilement et régulièrement, même au beau milieu de la nuit. Un spectacle étonnant où il ne manquait décidément que vous !

Malgré l’hostilité et les menaces explicites que nous avons subies, nous sommes restés jusque tard dans la nuit, à observer le manège des lobbies industriels et leur complicité avec les politiques.  

Tous les représentants de la pêche industrielle étaient là : Olivier Le Nezet bien sûr, Jérôme Jourdain, secrétaire général de l’Union des Armateurs à la Pêche de France (UAPF), Marc Ghiglia, vice-président d’Europêche, Bertrand Wendling, directeur général de la SATHOAN, Florian Soisson, directeur général de la Compagnie des Pêches Saint-Malo et Xavier Leduc, directeur d’Euronor et président d’Orthongel. Personne ne manquait non plus à l’appel dans les rangs des délégations étrangères.

Il y a deux leçons principales à méditer pour vous :   

  • Lorsqu’il s’agit de rafler la mise, les industriels savent mettre leurs désaccords de côté pour organiser un lobbying conjoint puissant, et clairement payant, au grand dam de la petite pêche et de la santé de l’océan.
  • Les représentants et les acteurs de la pêche artisanale vertueuse sont majoritaires dans toutes les flottes européennes mais ils sont totalement absents de ces arènes, alors qu’en venant deux jours à Bruxelles, vous pourriez mettre fin à l’accaparement des quotas par les industriels.

Nous espérons bien vous voir à l’Hôtel Thon à Bruxelles l’année prochaine. 

D’ici là, pas question de laisser les industriels faire main basse sur les quotas sans se battre. 

A Bruxelles, les ministres se sont accordés sur les volumes. A Paris, la ministre Chabaud va décider de leur répartition. Un premier arrêté a été publié dans l’urgence mais la bataille des quotas ne fait que commencer et les prochains jours sont décisifs.

Acte 2 : L’arrêté provisoire du 29 décembre 2025

L’état de grâce suite à l’arrivée au ministère de la mer de Catherine Chabaud n’aura pas duré ! Avant sa nomination, Madame Chabaud avait à de nombreuses reprises adopté des positions en faveur de la pêche artisanale, de la justice sociale et de la protection de l’océan, notamment à travers ses votes au Parlement Européen. Au journal Ouest France le 11 mai 2023, elle déclarait « Il n’y a pas d’avenir si on ne commence pas par préserver, régénérer l’océan, et adapter nos pratiques […], ça passe aujourd’hui par ce que nous disent les scientifiques, donc forcément par un changement de modèle de la pêche.” Mais de changement, il n’est déjà plus question. Le 29 décembre 2025, les espoirs que nous portions se sont envolés. La ministre Catherine Chabaud a reconduit le régime qui s’applique par défaut dans le secteur de la pêche : celui de l’injustice, en signant un arrêté provisoire honteux qui détermine la répartition de 272 tonnes de maquereau entre les OP pour les deux mois à venir.

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03/12/2025 - Effondrement du maquereau : qui aurait pu prédire ?

Chers pêcheurs, chères pêcheuses,

Les populations de maquereaux s’effondrent : les scientifiques recommandent de diminuer de 70% le quota pour l’année 2026. C’est un coup de massue pour la profession. Qui aurait pu prédire qu’un tel désastre aurait lieu ? 

… Les pêcheurs artisans !

Le 25 septembre 2020 est une date à retenir.  

C’est le jour précis où, réunis par dizaines à Concarneau aux côtés de Pleine Mer et de BLOOM, les pêcheurs annonçaient la ruine que signifiait pour eux et pour les populations de maquereaux l’inauguration, à quelques mètres de là, du chalutier industriel, le Scombrus, un mastodonte de 81m de l’armement France Pélagique. Les banderoles des pêcheurs en colère résumaient la situation : « ce n’est pas le Scombrus qu’il faut l’appeler mais le ’Scombricide’ », en jouant sur l’appellation scientifique de l’espèce du maquereau commun « Scomber scombrus ».

C’était prévisible. C’était prévu. C’est advenu.  

Les pêcheurs l’avaient annoncé : ajouter une telle capacité de pêche par un engin aussi destructeur à une situation déjà fragile pour l’espèce allait mener à son effondrement.  

L’Histoire leur a trop vite donné raison.

Le Scombrus : l’outil du crime écologique et social

Le 25 septembre 2020, les irresponsables du secteur et leurs alliés politiques, armateurs et élus, avaient balayé d’un revers de main les slogans prophétiques des petits pêcheurs tenus à l‘écart de l’inauguration sous surveillance policière, et dépeints avec mépris comme « réfractaires” au changement. Eux, les « visionnaires », saluaient alors un « navire novateur doté des dernières innovations dans le domaine des techniques de pêche sélectives et respectueuses de l’environnement».

C’est à l’occasion de cette inauguration que la ministre de la Mer d’alors, Mme Annick Girardin, avait déclaré : la santé des stocks prouve que nous ne faisons pas fausse route”. Pourtant, cela faisait déjà dix ans qu’aucun accord sur les quotas n’était trouvé entre États (européens et au-delà) et que le stock déclinait, chroniquement surpêché.

Cinq années après l’inauguration du Scombrus, les faits sont là : c’est la bérézina.  

Sur les espèces ciblées par le Scombrus, trois font l’objet de demandes de diminutions des quotas par les scientifiques : le hareng (-30%), le merlan bleu (-41%) et le maquereau (-70%). La mise à l’eau d’un tel navire en 2020 était une folie, une faute : c’était l’outil du crime écologique et social.

Nous le savions. Nous l’avions annoncé. Mais l’État a choisi d’accélérer la chute de l’espèce et des petits pêcheurs.

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15/10/2025 - Quotas : le cataclysme

Chers pêcheurs, chères pêcheuses,

Il y a des jours où on se sent piégés : on ne veut surtout pas tomber dans le complotisme, et pourtant, on ne peut ignorer qu’il existe bien un alignement des intérêts des puissants contre les petits.  

Les puissants sont puissants, c’est leur caractéristique principale. Les puissants ont des relais, de l’entregent, des réseaux. Ils peuvent orienter des décisions, des règlementations, des normes… Ils s’organisent depuis des décennies pour protéger et accroître leurs intérêts financiers. Assurer un bon quadrillage de la société pour obtenir une influence efficace, c’est la mission des lobbies qui œuvrent pour les industries de toutes sortes.

Ce quadrillage paye. C’est ce qu’on est obligés de se dire à la lecture des jugements rendus ces derniers mois sur l’article 17, et notamment la semaine dernière.

On sait que l’article 17 de la PCP est la clef des champs, l’alpha et l’oméga de la survie de la pêche artisanale et de la transition du secteur vers plus de vertu sociale et écologique.

Nous le savons. C’est pourquoi nous avons agi en justice contre l’arrêté de 2023 de répartition des quotas avec les associations de représentation des pêcheurs Pleine Mer et les Ligneurs de la Pointe Bretagne.

Les pêcheurs industriels et l’État français le savent aussi. C’est pourquoi ils ont opposé un tir de barrage à la mise en œuvre de l’article 17 en France. Et comme nous vous le racontions dans notre précédente newsletter du 18 septembre 2025 (voir ci-dessous), c’est allé très loin : l’État a dû abattre ses cartes et a même saisi le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative de France, pour préserver le statu quo, c’est-à-dire la concentration des privilèges entre les mains d’une minorité de navires industriels.

Nous savions que la chance que le Tribunal s’aligne sur l’avis dévastateur rendu par le Conseil d’État en juin dernier était très élevée, étant donné que la fonction du Conseil d’État est précisément de fixer la norme du droit administratif en France, mais nous avions encore l’espoir que les juges s’affranchissent de cet arbitrage incompréhensible et à nos yeux inacceptable des magistrats du Conseil d’État pour protéger ce qu’il reste de la petite pêche artisanale, la plus vertueuse écologiquement, socialement et économiquement.

Ce ne fut pas le cas.

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18/09/2025 - Quotas : L'État abat ses cartes... et la pêche artisanale

Chers pêcheurs, chères pêcheuses,

Le chaos qui s’installe dans le monde paraît d’une complexité inextricable, alors qu’au fond, comprendre ce qui est à l’œuvre n’est pas si sorcier. Ce à quoi nous assistons actuellement dans le milieu de la pêche s’applique au reste de nos enjeux de société : le problème, c’est un État qui a choisi le camp des puissants, un État qui a enterré le principe de l’intérêt général et assume ouvertement sa brutalité sociale. Aujourd’hui, l’État renonce totalement à rechercher la justice. Désormais, il la combat même.

Les gouvernements successifs ont tenu de beaux discours sur leur volonté de protéger la pêche française et les écosystèmes marins, mais les faits ont toujours raison des formules. Il faut toujours, invariablement, en revenir aux faits.

Et les faits sont glaçants : depuis quatre ans, l’État s’acharne, dans les tribunaux, contre la pêche artisanale. Pour défendre l’injustice qui règne actuellement dans la répartition des quotas, au profit des seuls lobbies de la pêche industrielle, l’État est allé très loin. Il a dû abattre entièrement ses cartes et prendre position. Il a dû se forger une position abracadabrante pour justifier de s’inscrire contre le droit européen, qui demande clairement une répartition des quotas selon des critères de performance économique, sociale et environnementale. Il est allé jusqu’à saisir le Conseil d’État pour défendre, quoi qu’il en coute, une position contraire à la transition sociale et écologique dans le secteur de la pêche. Aujourd’hui, l’État est devenu le pitoyable relais des demandes des lobbies de la pêche destructrice qui veut condamner à la ruine la pêche française la plus vertueuse écologiquement, socialement et économiquement. 

La situation est sombre mais elle n’est pas perdue. 

D’ici quelques jours, le tribunal administratif de Paris doit rendre un jugement qui pourrait permettre de maintenir ouvert ce sujet central pour l’avenir de la pêche artisanale française. 

Vous pouvez agir.

Vous devez connaître ce qui se joue actuellement car cette histoire vous concerne au premier chef et détermine votre avenir professionnel ainsi que nos capacités collectives à restaurer le milieu marin et la souveraineté alimentaire française.

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29/05/2025 - Le roi est nu (et la révolution enclenchée)

Chers pêcheuses, pêcheurs et professionnels du secteur,

Il aura donc fallu attendre notre fameuse « liste rouge » pour qu’enfin, on parle de l’éléphant dans la pièce : celui qui depuis des décennies ravage le magasin de porcelaine qu’est l’océan : le chalutage. Les défenseurs du chalut ont réussi à organiser tout le système pêche en leur faveur : quotas, réglementations, administration, représentation.

Aujourd’hui, le secteur de la pêche en France a succombé à l’efficacité radicale du chalutage pour vider la mer. Les prises des chaluts, fatalement plus élevées que toute autre technique de pêche puisqu’ils attrapent tout sans laisser de répit au moindre animal marin, ont justifié les antériorités, ont verrouillé les quotas, ont cassé les prix en même temps que la nature, ont détruit la pêche artisanale en même temps que toute espérance de justice sociale dans le secteur ou d’équilibre dans la représentation des intérêts.

Le secteur est « tenu » : il marche à la baguette des industriels qui ne défendent qu’un seul type d’engins : les arts traînants. Les gros armements et lobbies qui dominent le secteur, à commencer par le comité de Bretagne, mais aussi le comité national, l’UAPF, le FROM Nord etc. ont utilisé la liste rouge pour faire croire qu’ils se souciaient du sort des petits métiers et des petits chalutiers. C’est faux. Les « petits », qu’ils soient chalutiers, ligneurs, fileyeurs ou autres, sont toujours utilisés comme cache-sexe vertueux de pratiques brutales : la capture des quotas et le ravage de l’océan par les gros.

>> Lire le document « Nous accusons » adressé aux comités et aux élus qui défendent le chalutage <<

>> Lire le document d’interpellation adressé à Olivier Le Nézet <<

Ce n’est pas parce que notre liste rouge met en cause le chalutage comme technique de pêche que nous mettons un signe égal entre des énormes chalutiers industriels de 90 mètres et des petits chalutiers de moins de 12. Les dégâts sont évidemment proportionnels à la taille des filets, à leur poids et aux techniques utilisées. Pour nous, il a toujours été très clair que la priorité est de faire cesser les principaux ravages générés par les principaux coupables : ceux qui spéculent financièrement sur la nature, les industriels. On continuera à se battre contre eux, et à gagner contre eux.

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28/01/2025 - 2024 : Une année de lutte pour la pêche artisanale

Chers pêcheuses, pêcheurs et professionnels du secteur,

2024 a été une année de combats denses contre les destructeurs de l’océan.

Nous avons agi sur tous les fronts pour mettre fin à la toute-puissance industrielle qui ravage autant l’océan que les pêcheurs artisans et la démocratie.

Face à l’alliance des politiques avec les lobbies industriels, BLOOM a fait appel à la justice.

En 2024, nous avons entamé quinze recours et signalements pour défendre nos droits à un océan sain et les vôtres à exercer une pêche sociale et écologique.

Ci-dessous, vous trouverez un résumé des procédures judiciaires que nous avons initiées ou poursuivies pour protéger l’océan et obtenir justice pour les artisans.

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23/12/2024 - Le retour des méga chalutiers dans la Manche

Chers pêcheuses, pêcheurs et professionnels du secteur,

Les pêcheurs côtiers restent à terre pendant que les méga chalutiers prospèrent. 

Voilà le résumé de la situation dans la Manche. Alors que les tempêtes hivernales réduisent les fenêtres de sorties en mer des artisans, les méga chalutiers pêchent sans relâche et détruisent par milliers de tonnes les populations de poissons à seulement quelques kilomètres des côtes.

Ces dernières semaines, nous avons suivi et documenté la présence de neuf navires usines qui pêchent des centaines de tonnes de hareng par jour, allant du plus petit d’entre eux, le Scombrus, 81 mètres, au Willem van der Zwan, 142 mètres de long. Même s’ils battent pavillon français, allemand ou britannique, tous ces navires, sans exception, sont la propriété de multinationales néerlandaises.

Les industriels néerlandais ont développé une stratégie d’investissement dans les flottes européennes pour s’accaparer la majorité des quotas d’espèces pélagiques ou démersales. C’est un pillage radical de l’océan au service d’intérêts financiers. Des placements. De la spéculation. Rien de plus, rien de moins.

Non contents de rafler l’immense majorité des quotas, ces géants des mers viennent pêcher à seulement quelques kilomètres des côtes, dans la bande côtière des 12 miles nautiques, sous les yeux des pêcheurs côtiers, obligés de se partager les miettes. La semaine dernière, les navires gigantesques étaient concentrés dans les Bancs des Flandres, une aire marine soi-disant « protégée » dans la Manche, au large de Calais et Dunkerque.

Nous sommes allés filmer ces navires-usines pour dénoncer une situation injuste, qui n’existerait pas sans le soutien total du gouvernement français depuis des années.

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21/11/2024 - Quotas français attribués à l’Annelies Ilena : le vrai visage du ministre Loher

Chers pêcheuses, pêcheurs et professionnels du secteur,

Les industriels et leurs actionnaires : voilà tout ce que défend le nouveau ministre de la Mer et de la Pêche, Fabrice Loher, qui en l’espace de quelques jours, a montré son vrai visage.

À peine arrivé à son poste, et alors qu’une horde de méga-chalutiers s’apprête à venir piller les côtes du nord de la France comme chaque hiver, le ministre a fait du plus grand chalutier pélagique du monde sa priorité. L’Annelies Ilena, un navire de 145 mètres, propriété du géant néerlandais Parlevliet & van der Plas (P&P), est capable de pêcher jusqu’à 400 tonnes de poisson par jour ! Mais le ministre ne s’est pas intéressé à l’Annelies Ilena pour l’empêcher de perpétrer son carnage ou soutenir la pêche française. Au contraire, il abandonne les pêcheurs français à leur triste sort.

Depuis 10 mois, nous suivons l’Annelies Ilena à la trace. Nous l’avons filmé à son retour aux Pays-Bas après sa campagne de pêche au large du Chili. Dans une vidéo, nous vous expliquons le micmac sur les quotas qui permet à l’Annelies Ilena de saccager les eaux européennes au détriment des pêcheurs français.

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