Association Bloom

Contre la destruction de l'océan et des pêcheurs

Une ONG 100% efficace

Notre mission

BLOOM est une association de loi 1901 à but non lucratif fondée en 2005 par Claire Nouvian. Entièrement dévouée aux océans et à ceux qui en vivent, notre association a pour mission d’œuvrer pour le bien commun en créant un pacte durable entre l’homme et la mer.

Constat

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D’après un rapport de 2014 de la FAO1FAO. 2020. La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2020. La durabilité en action. Rome. https://doi.org/10.4060/ca9229fr., 34,2% des stocks2Bilan 2020 de l’état des stocks halieutiques en Europe, en trois graphiques et un tableau – Note D. Gascuel d’après le rapport CSTEP, Mai 2020 – https://halieutique.agrocampus-ouest.fr/files/fichiers/pdf/6598.pdf sont surexploités. En Europe, le problème est encore plus prégnant : 38% des stocks sont surexploités en Atlantique, 92% en Méditerranée.

L’impact de cette pêche industrielle intensive ne se limite pas à la diminution de la taille des populations de poissons : certains engins de pêche tels que les chaluts de fond 3Watling and Norse (1998) Disturbance of the seabed by mobile fishing gear: a comparison to forest clearcutting. Conservation Biology 12(6) : 1180–1197., les filets maillant dérivants4Northridge (1992) La pêche aux filets dérivants et son impact sur les espèces non visées : étude mondiale. Document technique sur les pêches 320, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Rome (Italie). 124 p. et autres dispositifs de concentration de poissons5Dagorn et al. (2013) Is it good or bad to fish with FADs? What are the real impacts of the use of drifting FADs on pelagic marine ecosystems? Fish and Fisheries 14(3) : 391–415. ont un terrible effet sur la biodiversité marine et la structure des habitats.

Le réveil est amer : les pays industrialisés ont dû étendre leurs activités vers le large et les profondeurs ref] Swartz et al. (2010) The spatial expansion and ecological footprint of fisheries (1950 to present). PLOS ONE 5(12): e15143.[/ref]; des accords de pêche ont vu le jour pour accéder aux zones exclusives économiques des pays en développement 1 Le Manach (2014) Past, present and future of publicly-funded European Union’s fishing access agreements in developing countries. PhD thesis, University of University of British Columbia, Vancouver (Canada). xiii + 174 p.; méduses, algues et bactéries remplacent progressivement les poissons dans les écosystèmes2 Voir par exemple le cas de la Mer Noire : Bănaru et al. (2010) Man induced change in community control in the north-western Black Sea: the top-down bottom-up balance. Marine Environmental Research 69(4) : 262–275. et des chercheurs estiment que l’exploitation commerciale des poissons marins (les grands prédateurs sont particulièrement touchés)3Christensen et al. (2003) Hundred-year decline of North Atlantic predatory fishes. Fish and Fisheries 4(1): 1-24. pourrait avoir disparu d’ici le milieu du siècle. 4 Worm et al. (2006) Impacts of biodiversity loss on ocean ecosystem services. Science 314(5800) : 787–790.

Ce sont aussi de nombreux « services écosystémiques » gratuits qui sont perdus :

  • Une nourriture abondante ;
  • L’absorption du CO2 (relâché dans l’atmosphère par la combustion des énergies fossiles, mais absorbé par diffusion et photosynthèse au niveau des océans) et la régulation du climat mondial ;
  • L’incroyable réservoir d’espèces et de molécules (patrimoine culturel, potentiel médical et technologique) ;
  • Source de stabilité alimentaire, économique et politique pour des zones exsangues (comme la Corne de l’Afrique) et les pays en voie de développement.

Cette surexploitation des ressources entraîne une perte d’emplois, le délitement du tissu social le long du littoral, et une iniquité croissante dans la répartition des captures et de la consommation des produits de la mer dans le monde.  C’est donc une catastrophe écologique, socio-économique et sanitaire qui se profile.

Notre vision

La vision de BLOOM est de refuser cette fatalité, en prouvant que la mobilisation peut retourner la tragédie environnementale et humaine en cours. BLOOM a fait le choix stratégique de conserver une petite taille et de focaliser son énergie et expertise autour de trois sujets clés :

  • La préservation des écosystèmes et de la biodiversité par la mise en place de pratiques limitant les impacts sur les espèces non-ciblées et les habitats ;
  • La création d’emplois grâce au développement du secteur de la pêche artisanale ;
  • Une meilleure répartition des subventions publiques françaises et européennes, aujourd’hui captées par le lobby de la pêche industrielle.

Nos objectifs

Nos objectifs sont de protéger l’océan et les espèces marines tout en maximisant les emplois durables dans la pêche et l’aquaculture.

Nos priorités sont de :

  • mettre fin aux méthodes de pêche destructrices
  • mettre fin à l’expansion de la pression de pêche dans le monde
  • protéger le milieu marin et en préserver sa résilience
  • favoriser la pêche artisanale utilisant des méthodes douces pour l’environnement et fortement génératrices d’emplois.

Nos actions

Nous ne croyons pas à l’action « unique et magique » qui permettrait de résoudre seule les problèmes évoqués ci-dessus. Ainsi, nos progrès sont tangibles car nos objectifs se traduisent en trois axes d’action stratégique, chacun permettant de faire un effet de levier sur l’autre et d’augmenter ses chances de succès, sa visibilité, son efficacité.

Nos actions ciblent :

  • Le développement d’une recherche scientifique indépendante afin d’être à même d’étudier tous les sujets, même les plus sensibles. Ceci est absolument nécessaire pour une grande nation de pêche comme la France, dont les instituts de recherche financés par l’État peuvent parfois s’auto-censurer. Nous avons donc fait le choix de mettre en place de véritables programmes de recherche, comme un laboratoire de recherche universitaire, afin de donner à nos actions et propos une légitimité à toute épreuve. Dans la mesure du possible, nous publions nos analyses dans des revues scientifiques internationales, et nos travaux sont réalisés en collaboration avec des chercheurs du monde entier.
  • La pédagogie, pour donner au plus grand nombre la possibilité de faire des choix responsables. Nous menons des actions de sensibilisation, d’éducation et de médiation scientifique.  Nous transmettons notre savoir via la participation à des conférences, des cours, des expositions, des ateliers, des contributions éditoriales et des salons et festivals afin de donner aux différents publics la possibilité de faire des choix responsables.
  • L’intervention politique, pour influer sur les pratiques et les pressions qui ont produit le modèle de gestion inefficace que l’on connaît aujourd’hui. Nous sommes engagés sur le terrain législatif avec des actions de plaidoyer citoyen et une participation à des consultations publiques et des processus institutionnels. Nous nous battons pour que les décideurs politiques et les acteurs privés protègent l’océan. Ce combat se traduit par un accompagnement des élus, une évaluation des pratiques publiques et privées, par la mobilisation des citoyens et par des actions juridiques.

Pourquoi “BLOOM” ?

En anglais, “bloom” signifie fleurir, s’épanouir.

Ce mot caractérise le printemps et le retour de la vie après le sommeil de l’hiver. Dans l’océan, le “bloom” correspond au moment où le plancton se développe très vite et forme le premier échelon de la chaîne alimentaire.

Mais ce cycle vertueux peut être déséquilibré par les activités humaines, la pollution, la surpêche… Apparaissent alors des “blooms” d’algues, parfois toxiques, qui peuvent couvrir des surfaces gigantesques de l’océan et causer l’asphyxie des écosystèmes marins ou la prolifération de méduses.

Et notre logo ?

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Helicocranchia, petit calamar cochonnet qui a inspiré le logo de BLOOM

L’emblème de BLOOM est un petit calamar cochonnet, précisément du genre Helicocranchia. C’est l’une de ces créatures profondes minuscules, totalement méconnues de nous, victimes silencieuses du massacre de la biodiversité que nous laissons faire avec nos flottes de pêche industrielle. Ses yeux regardent en arrière comme s’il était traqué… car il l’est !

Un immense MERCI et BRAVO à Nathalie Fauchille qui a créé ce logo-mascotte. Depuis la création de BLOOM en 2005, notre petit calamar cochonnet a séduit, ému, amusé, intrigué… et n’a laissé personne indifférent !

*Stock : fraction de la population totale d’une espèce donnée, dans une région donnée, à l’exclusion des individus trop petits pour être capturés ou hors de portée des engins de pêche. Un « stock » correspond à une « unité de gestion », par exemple le « bar en Manche » ou la « plie en Mer du Nord ».

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L’équipe BLOOM

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Une équipe petite mais costaud, unie par les mêmes valeurs et une éthique commune
Nos financements

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Nos prix et récompenses

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Les prix accordés à la fondatrice de BLOOM, Claire Nouvian, récompensent également le travail de toute une équipe, tournée vers un objectif commun.

Vous aussi, agissez pour l'Océan !

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