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28 mars 2025

BLOOM interpelle Olivier Le Nézet, grand défenseur de la pêche industrielle

Ce vendredi 28 mars, BLOOM a adressé un courrier à Olivier Le Nézet, fervent défenseur du chalutage. Si l’homme cumule 24 mandats, nous nous sommes adressés à lui en sa qualité de président du Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CNPMEM). Alors que nous faisons face à un dérèglement climatique qui menace l’équilibre de nos sociétés, et que les scientifiques recommandent des mesures fortes pour protéger le milieu marin sur lesquelles la communauté internationale s’est accordée lors de la COP 15 de Montréal, Olivier Le Nézet maintient son soutien aveugle et inconditionnel en faveur du statu quo et de la pêche industrielle. L’heure est venue pour lui de clarifier sa position : soutient-il la pêche artisanale et durable, ou continue-t-il de prêter allégeance à la pêche industrielle qui détruit les ressources marines et anéantit l’avenir de milliers de petits pêcheurs ?

Depuis des années, la petite pêche artisanale subit les choix politiques et économiques qui favorisent une minorité d’acteurs industriels :
•⁠ ⁠74% de la flotte française, composée de navires de moins de 12 mètres utilisant des arts dormants, débarque seulement 10,6% des captures.
•⁠ ⁠3% de la flotte, composée de navires industriels de plus de 25m, concentre la moitié des captures.

Face à cette situation inique, BLOOM pose cinq questions à Olivier Le Nézet concernant la concurrence déloyale entre la pêche côtière et la pêche industrielle, l’allocation transparente et équitable des quotas, la réforme de la gouvernance des comités des pêches et l’utilisation des 700 millions d’euros de la taxe éolienne pour financer la transition sociale et écologique du secteur.

Les réponses à ces questions conditionneront la survie d’un secteur en crise. Olivier Le Nézet a le choix : devenir le défenseur des pêcheurs de demain ou rester un complice du pillage orchestré par quelques multinationales.

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23 mars 2025

Avis aux supermarchés : BLOOM publie la liste rouge des navires destructeurs

Avis aux supermarchés : BLOOM publie la liste rouge des navires destructeurs

Pour la première fois, BLOOM publie un outil clé en main permettant aux enseignes de la grande distribution de s’engager pour la protection de l’océan et des pêcheurs artisans : la liste rouge des navires destructeurs dont il est urgent de s’affranchir. Cette liste recense près de 4000 chalutiers ayant pêché dans les aires marines protégées à l’échelle internationale en 2024.

Le chalut est l’une des pires techniques de pêche qui existe (1), et les scientifiques sont clairs : si les aires marines protégées sont essentielles pour protéger l’océan, il y a urgence à véritablement les protéger en y interdisant le chalutage. Le manque d’engagement des États à ce sujet est irresponsable. En France métropolitaine, moins de 0,1% des eaux sont véritablement protégées (2). En publiant la liste rouge des navires, BLOOM demande à la grande distribution d’adopter une politique de tolérance zéro face au chalutage dans les aires marines protégées. Carrefour, Leclerc, Intermarché et leurs pairs ont maintenant un outil infaillible pour s’assurer qu’elles ne participent pas à la destruction des aires marines protégées par leurs achats.

07 octobre 2022

La pêche industrielle à l’assaut des aires marines dites « protégées »

La pêche industrielle à l’assaut des aires marines dites « protégées »

Aujourd’hui, près de la moitié de la pêche industrielle ayant lieu dans la Zone économique exclusive française (ZEE) se déroule dans des zones dites « protégées », en dépit de l’urgence absolue de répondre à la crise climatique et à l’effondrement de la biodiversité. Ainsi, malgré les engagements de l’Union européenne et de la France de protéger 30% de leurs eaux, dont un tiers en « protection stricte », la vaste majorité des aires marines dites « protégées » françaises ne limite aucunement les pratiques de pêche les plus destructrices et les plus énergivores.

27 mars 2025

Avant le sommet « SOS Océan ! », le gouvernement renonce à la protection de l’océan et du climat

Avant le sommet « SOS Océan ! », le gouvernement renonce à la protection de l’océan et du climat

La tenue du sommet « SOS Océan ! », organisé à Paris par Emmanuel Macron les 30 et 31 mars, en amont de la 3ème Conférence des Nations Unies sur l’océan qui aura lieu en juin, aura au moins eu un mérite : forcer le gouvernement à clarifier la position qu’il allait défendre sur la scène française et internationale en matière de protection de l’océan… Cette clarification fut émise le 21 mars par la ministre de la transition écologique Agnès Pannier-Runacher… et ce n’est pas brillant. La ministre a annoncé qu’elle optait pour une approche de la protection « au cas par cas », expression reprise des défenseurs des pêches au chalut, considérées comme les plus destructrices de toutes les méthodes de pêche.

Cette protection « au cas par cas » inventée par les lobbies industriels et reprise par la ministre a pour effet de faire de la « dentelle » dans la protection et in fine, de ne jamais protéger le milieu et les animaux marins. Cette approche est précisément celle qui explique que notre pays, bien qu’il soit la première puissance maritime européenne et la deuxième au niveau mondial, protège moins de 0,1% de son territoire marin métropolitain, loin des 30% affichés dans les déclarations officielles.

Au sommet « SOS Océan ! », BLOOM appelle le Président de la République à faire preuve de courage politique pour annoncer la mise en place d’une véritable protection maritime et donc une interdiction immédiate des méthodes de pêche destructrices comme le chalutage de fond et le chalutage pélagique dans 30% des eaux françaises, par façade maritime, et la mise en place d’un tiers de ces zones sous protection « stricte » sans aucune activité extractive. Nous demandons également une interdiction des navires de plus de 25 mètres dans les eaux côtières (12 milles nautiques) et l’engagement d’une transition du secteur de la pêche permettant de lui redonner un horizon de viabilité économique et sociale. Face à l’inaction des pouvoirs publics, BLOOM appelle également les distributeurs à prendre leurs responsabilités pour répondre à l’urgence écologique ainsi qu’aux aspirations des citoyens en cessant d’acheter progressivement leurs poissons s’ils proviennent de chalutiers ayant pêché dans des zones protégées. BLOOM a mis à disposition des supermarchés une liste rouge mondiale des chalutiers pêchant dans les aires marines supposées être « protégées ».

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