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12 février 2024

BLOOM demande aux candidat·es de s’engager pour sauver l’océan, le climat et les emplois

L’océan n’a jamais été aussi malade, le climat jamais aussi déréglé, la pêche artisanale jamais aussi précaire. A cinq mois des élections européennes, BLOOM interpelle les candidat·es aux élections pour qu’ils s’engagent à mettre en œuvre 15 mesures vitales pour inverser le cours de la situation et assurer la protection de l’océan, du climat et des emplois.

En surchauffe, acidifié, étouffé par une marée de plastique, l’océan est aussi et surtout assailli depuis des décennies par des méthodes de pêche destructrices qui vident les eaux et dégradent les écosystèmes. L’océan non seulement héberge une immense biodiversité aussi méconnue que menacée, mais il est aussi notre premier allié contre le dérèglement climatique. En absorbant chaque année près de 25% des émissions anthropiques de CO2 et plus de 90% des excès de chaleur atmosphérique générés par les activités humaines, l’océan joue un rôle central dans les processus de stabilisation du climat et ralentit la déréglementation planétaire dont nous subissons déjà les effets tragiques. Mais cela n’est nullement garanti : pour pouvoir jouer son rôle de thermostat planétaire, l’océan doit être sain afin d’assurer la fonctionnalité des cycles biogéochimiques. Un océan sain se traduit également par des revenus stables pour la pêche artisanale, victime d’une industrialisation du secteur qui méprise et détruit aussi bien les habitats marins que les emplois des petits pêcheurs. 

Mais tout n’est pas perdu. Les solutions pour assurer un avenir aux habitats marins, un climat habitable et des emplois sûrs et gratifiants pour les travailleuses et travailleurs de la pêche artisanale existent et sont claires et connues. L’Union européenne est un acteur mondial majeur sur ce front : réunissant près de 450 millions de citoyens, en étant une puissance dans le secteur de la pêche et contrôlant le plus grand domaine maritime de la planète, l’UE peut et doit devenir un exemple vertueux pour le reste du monde. S’accorder sur le fait qu’il est urgent de protéger l’océan, la biodiversité, le climat et les emplois ne suffit plus. Désormais, seuls les actes comptent : le niveau d’ambition écologique des institutions européennes doit être relevé afin d’intégrer les recommandations des scientifiques.  

Cela n’est possible que si le Parlement européen s’engage à prendre des mesures appropriées pour faire face à la situation. Le temps presse, trop d’occasions ont déjà été perdues par le passé et nous ne pouvons plus attendre. La prochaine mandature européenne représente ainsi un moment crucial pour protéger l’océan et amorcer une véritable transition sociale et écologique de toutes les secteurs économiques qui l’impactent. Dans la perspective des élections qui se tiendront du 6 au 9 juin, il est impératif que l’océan entre dans le cœur des programmes et des ambitions politiques des futurs membres du Parlement européen. 

C’est pourquoi BLOOM demande aux candidats européens de s’engager publiquement à mettre en œuvre au cours de la prochaine mandature 2024-2029 les 15 recommandations que nous formulons ici, alliant justice sociale et volontarisme écologique. Défendre les pêcheurs artisans par un accès prioritaire aux quotas de pêche et aux eaux côtières, stopper les techniques de pêche destructrices qui dévastent les écosystèmes marins en dégradant les ressources communes et les habitats fragiles et méconnus, sortir des énergies fossiles, préserver la santé des citoyens, réformer la gestion des politiques maritimes en faveur d’une véritable justice sociale et environnementale… Nos recommandations sont diverses, mais unies par un seul fil conducteur : assurer un avenir juste, durable et sain à l’océan, à l’Europe, à ses citoyens et au reste du monde. 

 

  1. Désarmer les bulldozers des mers d’ici 2030 : engager la transition du secteur de la pêche en « déchalutisant » les flottes européennes.
  2. Créer de véritables aires marines protégées : les préserver de toute infrastructure et activité industrielle, et placer 10 % de nos eaux sous « protection stricte ».
  3. Arrêter de subventionner la destruction de l’océan : mettre fin aux aides publiques soutenant des activités néfastes.
  4. Défendre la pêche artisanale : attribuer les quotas de pêche en priorité aux navires de moins de 12 mètres utilisant des arts dormants (casiers, lignes, filets, etc.).
  5. Exclure immédiatement les méga chalutiers de nos littoraux : interdire aux bateaux de plus de 25 mètres d’opérer dans les eaux côtières.
  6. Sortir de l’aquaculture non durable et notamment celle dépendante de la pêche minotière : interdire l’élevage d’espèces carnivores ou invasives et autoriser sur les littoraux uniquement les projets aquacoles d’algoculture et de coquillages (huîtres, moules, etc.).
  7. Mettre fin au pillage des eaux lointaines par les flottes européennes : interdire la pêche utilisant des DCP (dispositifs de concentration de poisson), réformer les accords de pêche internationaux et les mécanismes permettant aux navires d’échapper aux contraintes réglementaires et fiscales.
  8. Promouvoir une représentation équitable de la petite pêche face aux lobbies industriels : garantir à la pêche artisanale une représentation équitable et proportionnelle à son importance sociale auprès des instances européennes et nationales.
  9. Engager une réforme de la gouvernance des activités impactant l’océan, le plus grand « Commun » de la planète : inclure les citoyennes dans le prises de décision concernant les politiques maritimes, lutter contre les lobbies industriels, mettre fin à l’opacité des données et garantir à la petite pêche une représentation équitable.
  10. Protéger la santé des citoyen·nes : réduire la teneur maximale autorisée de substances toxiques dans les produits de la mer et s’aligner sur les seuils les plus protecteurs.
  11. Sortir des énergies fossiles : interdire aux entreprises euro- péennes de participer au dévelop- pement de nouveaux projets fossiles (charbon, pétrole, gaz).
  12. S’assurer que les énergies renouvelables respectent les écosystèmes marins et la petite pêche : interdire les projets éoliens dans les aires marines protégées et sur des éco- systèmes vulnérables, favoriser des implantations éloignées des côtes pour préserver la pêche artisanale.
  13. Mettre fin à la pollution plastique, notamment celle causée par la pêche : garantir une réduction des impacts environnementaux des produits en plastique sur l’ensemble de leur cycle de vie en prévenant leur abandon, perte et rejet en mer.
  14. Adopter un moratoire international sur l’exploitation minière dans les eaux profondes : interdire les activités extractives dans les grands fonds marins et tout forme de financement de ces projets.
  15. Sanctuariser les pôles : protéger les écosystèmes de l’Arctique et de l’Antarctique en y interdisant toute activité économique.

Nos demandes ont été envoyées aux députés actuels et aux futurs candidats pour leur demander, ainsi qu’à leurs groupes politiques, de s’engager à porter ces recommandations au sein du Parlement et des institutions européennes.

La liste complète des signataires et des partis engagés sera publiée sur notre site web et mise à jour progressivement jusqu’au jour de l’élection. Vous pouvez trouver plus d’informations et de détails sur nos quinze points ci-dessous.

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