Association Bloom

Contre la destruction de l'océan, du climat et des pêcheurs artisans

Une ONG 100% efficace

Vous mobiliser Faire un don

30 juin 2024

Vote désastreux en Bretagne pour l’océan

Le 28 juin 2024, le Conseil régional de Bretagne a adopté la création d’un fonds privé de 3 millions d’euros, « Breizh Up pêche », pour contourner l’interdiction européenne de subventionner la construction de navires de pêche. Ces aides publiques sont considérées néfastes car elles encouragent la surcapacité chronique des navires et la surpêche. C’est un recul totalement désastreux pour le climat et l’océan.

Le montage est grossier. Les aides directes à la construction de navires de pêche étant interdites, la région Bretagne a décidé d’alimenter un fonds privé dont elle est la seule actionnaire qui interviendrait « selon les mêmes modalités qu’un investisseur privé ». Cette sorte de société-écran permettrait de contourner l’interdiction des subventions à la construction de navires adoptée par l’Union européenne en 2002 et de s’affranchir des obligations liées aux subventions publiques notamment en matière de transparence et de contrôle. Ce financement pourrait également créer des distorsions de concurrence, favorisant certaines entreprises.

Une redéfinition dangereuse de la pêche artisanale

Les PME au sens européen sont éligibles au fonds « Breizh Up pêche », c’est-à-dire les entreprises de moins de 250 employés et avec un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions d’euros. On est loin du modèle artisanale puisqu’une entreprise comme la Compagnie des pêches Saint-Malo, qui fabrique du surimi industriel et qui voulait investir dans le navire-usine « Annelies Ilena » mesurant 145 mètres de long, rentre dans ce critère.

Un vote à la quasi-unanimité

Tous les groupes politiques ont voté en faveur de ce fonds honteux à l’exclusion des Ecologistes de Bretagne. La Conseillère régionale Julie Dupuy, des Ecologistes de Bretagne, a rappelé que le chalutage de fond est la pire technique de pêche en termes de consommation de carburant et qu’il n’appartient pas au contribuable breton de financer la dépendance aux énergies fossiles du chalut. Elle a également rappelé au président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, et à son vice-président, Daniel Cueff, les propos choquants qu’ils avaient tenus aux assises de la pêche, où ce dernier avait même qualifié les ONG de terroristes.

Alors que les navires bretons ont été les premiers bénéficiaires du plan de casse en raison du Brexit, l’argent du contribuable va à présent financer la construction de navires neufs. Le secteur de la pêche a besoin d’une vraie planification de sa transition et de sortir de sa dépendance au chalut. Il existe des engins bien moins énergivores, sélectifs et créateurs d’emplois que le chalut : la petite pêche côtière, c’est-à-dire les navires de moins de 12 mètres pratiquant la ligne, le casier ou le filet.

À lire aussi :

Pour sortir la vision productiviste dépassée, lire l’étude « Changer de cap » qui a comparé pour la première fois en France les différents segments de la flotte selon des critères sociaux économiques et écologiques.

Contenus
associés

27 juin 2024

La Région Bretagne défie la règle européenne avec des subventions à la construction de navires interdites

La Région Bretagne défie la règle européenne avec des subventions à la construction de navires interdites

Dans la continuité de la feuille de route halieutique votée en février 2024 au Conseil régional, la Région Bretagne multiplie les efforts pour soutenir financièrement le renouvellement de la flotte de pêche. En 2002, afin de lutter contre la surpêche, l’Union européenne a pourtant interdit les subventions à la construction de navires de pêche, considérées néfastes car elles encouragent la surcapacité  chronique des navires (à la fois trop nombreux et trop puissants) et la surpêche. Mais le président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, a trouvé un stratagème pour contourner cette interdiction en proposant de créer un fonds privé de 3 millions d’euros nommé « Breizh Up pêche ». Le vote pour entériner sa création aura lieu le 28 juin 2024 au Conseil régional de Bretagne.

16 février 2024

La région Bretagne s’entête à soutenir un modèle productiviste écocide

La région Bretagne s’entête à soutenir un modèle productiviste écocide

Malgré la forte mobilisation des pêcheurs artisans, des associations, des élus de divers bords et des citoyens sur les réseaux sociaux et à Saint-Malo en matinée du 15 février (environ 200 personnes présentes), le Président de région Loïg Chesnais-Girard n’a toujours pas annoncé retirer ce qui est devenu la pomme de discorde : la « feuille de route halieutique »

18 février 2024

Non M. Cueff, la Bretagne n’est pas « uniquement concentrée sur la pêche artisanale »

Non M. Cueff, la Bretagne n’est pas « uniquement concentrée sur la pêche artisanale »

Réponse au Conseiller régional de Bretagne M. Daniel Cueff qui a affirmé de façon erronée sur Linkedin le 17 février 2024 que « la Région Bretagne est uniquement concentrée sur la pêche artisanale et sa durabilité » et que les Bretons ne sont « pas concernés par la pêche industrielle ».

Vous aussi, agissez pour l'Océan !

Faire un don
Réservation en ligne
Je réserve un hôtel solidaire

Je réserve un hôtel solidaire

Achat solidaire
Je fais un achat solidaire

Je fais un achat solidaire

Mobilisation
Je défends les combats de BLOOM

Je défends les combats de BLOOM

Contre-pouvoir citoyen
J’alerte les décideurs

J’alerte les décideurs