12 août 2024
Aujourd’hui, BLOOM saisit le Tribunal administratif de Rennes pour faire annuler la feuille de route halieutique adoptée par le Conseil régional de Bretagne le 16 février 2024 qui vise à soutenir la pêche industrielle, notamment la construction de navires semi-hauturiers et hauturiers. En effet, ce plan d’action qui définit les mesures régionales prioritaires pour la filière pêche et aquacole est en complète contradiction avec l’urgence de protection de l’océan, du climat et de la pêche artisanale.
Le 16 février 2024, le Conseil régional de Bretagne, première région française en matière de pêche, a voté en faveur du productivisme le plus effréné en soutenant les flottilles ayant le pire bilan environnemental et socio-économique. Face à la crise climatique et à l’effondrement de la biodiversité, les élus bretons auraient dû acter un soutien à la pêche artisanale, nettement plus vertueuse en termes de création d’emplois et plus respectueuse des écosystèmes marins.
À l’heure où la France s’apprête à accueillir la Conférence des Nations-Unies sur l’océan, cette position des élus va à l’encontre des priorités actuelles en matière de lutte contre la destruction des écosystèmes marins et d’une véritable transition du secteur de la pêche.
À la suite de ce vote, BLOOM a adressé un courrier au Conseil régional de Bretagne pour demander le retrait de cette feuille de route. N’ayant reçu aucune réponse de la part des élus, BLOOM saisit donc la justice pour faire annuler cette décision incompatible avec les objectifs et engagements de restauration du milieu marin et de la biodiversité.
Ainsi, bien que la stratégie française pour la mer et le littoral définisse parmi ses objectifs la prise en compte des spécificités de la pêche artisanale et des « petits métiers », sur la centaine de pages que compte la feuille de route, aucune mention n’est faite à la pêche artisanale.
La mise en œuvre de cette politique des pêches anachronique a commencé il y a quelques semaines avec l’adoption le 28 juin 2024, par le Conseil régional de Bretagne d’une délibération approuvant le principe de création d’un fonds privé de 3 millions d’euros, « Breizh Up pêche ». Présentée comme la déclinaison opérationnelle de la feuille de route halieutique, ce fonds vise à financer le renouvellement de la flotte de pêche bretonne, avec une prise de participation de la région. À la suite de cette décision désastreuse, BLOOM a aussi adressé un courrier au Conseil régional pour en demander le retrait. Ce montage flou au service de la destruction de l’océan et allant sciemment à l’encontre des règles européennes en matière d’aides d’État témoigne de la dangerosité des choix adoptés dans le cadre de cette feuille de route halieutique.
BLOOM, en saisissant la justice, demande l’annulation de ce plan d’action qui n’a vocation qu’à soutenir des méthodes de pêche néfastes pour l’environnement et la justice sociale.
30 juin 2024
Le 28 juin 2024, le Conseil régional de Bretagne a approuvé le principe de la création d’un fonds privé de 3 millions d’euros, « Breizh Up pêche », pour contourner l’interdiction européenne de subventionner la construction de navires de pêche. Ces aides publiques sont considérées néfastes car elles encouragent la surcapacité chronique des navires et la surpêche. La création de ce fonds serait donc un recul totalement désastreux pour le climat et l’océan.
27 juin 2024
Dans la continuité de la feuille de route halieutique votée en février 2024 au Conseil régional, la Région Bretagne multiplie les efforts pour soutenir financièrement le renouvellement de la flotte de pêche. En 2002, afin de lutter contre la surpêche, l’Union européenne a pourtant interdit les subventions à la construction de navires de pêche, considérées néfastes car elles encouragent la surcapacité chronique des navires (à la fois trop nombreux et trop puissants) et la surpêche. Mais le président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, a trouvé un stratagème pour contourner cette interdiction en proposant de créer un fonds privé de 3 millions d’euros nommé « Breizh Up pêche ». Le vote pour entériner sa création aura lieu le 28 juin 2024 au Conseil régional de Bretagne.
19 avril 2024
Aujourd’hui en fin de matinée, le Conseil régional de Bretagne devait se prononcer sur son ambition climatique et sa responsabilité vis-à-vis de l’effondrement de la biodiversité via un vœu déposé par les Écologistes de Bretagne appelant le gouvernement français à mettre en place des aires marines réellement protégées en y interdisant les techniques de pêche destructrices telles que le chalutage de fond ou la senne démersale.