Association Bloom

Contre la destruction de l'océan, du climat et des pêcheurs artisans

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Obtenir des aires marines réellement protégées (AMP)

La France s’illustre par sa médiocrité en matière de protection de la biodiversité océanique.

Bien que notre pays forme la deuxième puissance maritime mondiale après les États-Unis, nous sommes classés au 17ème rang en ce qui concerne notre ratio d’aires marines protégées : contrairement aux États-Unis qui protègent 23% de leur ZEE (zone économique exclusive) ou au Royaume-Uni qui a sanctuarisé 39% de ses eaux (voir le MPA Atlas), la France en protège moins de 4%. Ces aires protégées se situent majoritairement dans des zones éloignées et peu fréquentées comme l’Océan austral.

En France métropolitaine, loin des annonces claironnées par le Président Macron que la France protège “plus de 30%” de son territoire marin, le pourcentage de protection tombe à un niveau quasiment inexistant :  en Manche, Atlantique et Mer du Nord, seul 0,005% des eaux françaises sont totalement protégées.

Ainsi, bien que les aires marines protégées (AMP) soient des solutions indispensables pour restaurer la biodiversité océanique, les habitats marins et le climat de la planète, force est de constater que leur mise en oeuvre est un échec : l’immense majorité des aires marines dites “protégées” aujourd’hui ne le sont pas le moins du monde.

Après avoir obtenu du Grenelle de la Mer en 2009 l’engagement de la France de protéger 20% de sa ZEE (zone économique exclusive) dont la moitié en réserves intégrales (zones de “no-take”), BLOOM se ré-engage dans le combat des AMP face à l’évidence que l’Etat a failli à sa mission.

Qu’est-ce qu’une aire marine protégée ?

Une aire marine protégée (« AMP ») est « un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré par des moyens légaux ou d’autres moyens efficaces, visant à assurer la conservation à long terme de la nature et des services écosystémiques et valeurs culturelles qui y sont associés ».1Day et al., « Guidelines for applying the IUCN protected area management categories to marine protected areas ». 2019. Consulté le: 13 mai 2022. [En ligne]. Disponible sur : https://portals.iucn.org/library/sites/library/files/documents/PAG-019-2nd%20ed.-En.pdf

Selon l’UICN, une « aire marine protégée » ne peut pas être considérée comme « protégée » si des activités extractives industrielles (y compris la pêche) y sont conduites ou des infrastructures industrielles développées.2Day et al., « Guidelines for applying the IUCN protected area management categories to marine protected areas ». 2019. Consulté le: 13 mai 2022. [En ligne]. Disponible sur: https://portals.iucn.org/library/sites/library/files/documents/PAG-019-2nd%20ed.-En.pdf Une aire marine protégée au sens large interdit donc les activités industrielles mais permet la pêche artisanale.

 

Les AMP : une solution pour le climat et la biodiversité

L’océan, notre allié climat

L’océan et les écosystèmes marins sont au cœur de la lutte contre le réchauffement climatique.

  • L’océan absorbe plus de 25% de nos émissions de gaz à effet de serre et agit comme le principal régulateur du climat de notre planète.1Pörtner, Hans-Otto, et al. « The ocean and cryosphere in a changing climate. » IPCC Special Report on the Ocean and Cryosphere in a Changing Climate (2019).
  • L’océan capte plus de 90% de l’excédent de chaleur généré par les activités humaines.2Pörtner, Hans-Otto, et al. « The ocean and cryosphere in a changing climate. » IPCC Special Report on the Ocean and Cryosphere in a Changing Climate (2019).
  • L’océan a donc un rôle de thermostat planétaire mais le changement global met en péril sa capacité à continuer à assumer cette fonction aussi efficacement à l’avenir.

Détruire l’océan c’est nous condamner collectivement.

Les aires marines protégées, clef de voûte de la biodiversité marine

En l’absence d’activités humaines extractives, les aires marines protégées permettent une régénération spectaculaire des écosystèmes et des espèces marines :

  • Les biomasses de poissons dans les réserves marines sont en moyenne 670% plus importantes que dans les eaux non protégées environnantes ! 3Sala, Enric, and Sylvaine Giakoumi. « No-take marine reserves are the most effective protected areas in the ocean. » ICES Journal of Marine Science 75.3 (2018): 1166-1168.
  • Cette régénération crée un phénomène de débordement avec des populations marines qui se répandent à l’extérieur de l’aire protégée, contribuant ainsi à la reconstitution globale de la biodiversité et des écosystèmes marins.

Protection et pêche, des pratiques indissociables

En protégeant l’océan, les AMP protègent également la pêche.

  • Les AMP bénéficiant d’un haut niveau de protection (protection forte ou intégrale) peuvent “accroître la productivité des zones pêchées aux alentours de la zone protégée par le biais de la prolifération des adultes et des larves […] y compris dans les zones de surpêche.”4IUCN « Les Zones de protection forte en mer, état des lieux et recommandations ». 2021. Consulté le: 13 juillet 2022. [En ligne]. Disponible sur : https://uicn.fr/wp-content/uploads/2021/09/rapport_final_zpf-070921.pdf
  • D’après Eric Sala, explorateur et conservationniste à National Geographic, “Dans l’hypothèse d’un déplacement total de l’effort de pêche, les aires marines stratégiquement placées et couvrant 28 % de l’océan pourraient augmenter l’approvisionnement en ressources alimentaires marines de 5,9 millions de tonnes par an en comparaison d’un scénario de maintien du statu quo, sans protection supplémentaire et avec une pression de la pêche non diminuée.” 5IUCN « Les Zones de protection forte en mer, état des lieux et recommandations ». 2021. Consulté le: 13 juillet 2022. [En ligne]. Disponible sur : https://uicn.fr/wp-content/uploads/2021/09/rapport_final_zpf-070921.pdf

 

L’imposture des aires protégées « à la française »

Quelle réalité derrière les objectifs ambitieux des États ?

Devant la profusion d’avantages qu’offrent les aires marines protégées, les États se sont mobilisés pour en faire un levier clé dans la lutte contre l’érosion du vivant et du climat — du moins sur le papier.

C’est ainsi que la volonté de protéger l’océan a fait un bond en avant lors de la 10ème Conférence des Parties de la Convention sur la diversité biologique (“CDB”) à Nagoya en 2010 où les États ont adopté un plan stratégique dans lequel ils se sont engagés à conserver 10% des zones côtières.1COP10 de la Convention pour la Diversité Biologique, «Décision adoptée par la conférence des parties à la convention sur la diversité biologique à sa dixième réunion», 2010. Ces objectifs sont en cours de révision à la hausse pour atteindre la protection de 30% des mers et océans d’ici 2030 comme le recommande l’UICN.2UICN, «WCC-2016-Res-050-FR Accroître l’étendue des aires marines protégées pour assurer l’efficacité de la conservation de la biodiversité», consulté le 25 mai 2022. Ces nouvelles cibles chiffrées devraient être adoptées au cours de la 15ème conférence des parties de la CDB.

Cependant, entre promesses politiques et réalité, l’écart est béant : au niveau mondial, seulement 2,4% de l’océan est fortement ou intégralement protégé des impacts de la pêche et autres activités extractives.3The Marine Protection Atlas, « Global Marine Protection », 2021. https://mpatlas.org/zones? (consulté le 18 mars 2022).  En réponse à ce délitement des objectifs de protection de l’océan, la communauté scientifique internationale a produit une classification des AMP [12] selon leur degré de conservation et de mise en œuvre.4K. Grorud-Colvert et al., « The MPA Guide: A framework to achieve global goals for the ocean », Science, vol. 373, no 6560, sept. 2021, doi: 10.1126/science.abf0861. C’est notamment ce travail qui a permis de révéler, derrière les discours, l’état desastreux des aires marines dites « protégées » en Europe et en France.

Des aires « protégées » intensément exploitées

Aujourd’hui en Europe, les aires marines « protégées » (AMP) subissent le passage de redoutables engins de pêche industrielle qui raclent les fonds et détruisent les écosystèmes, comme le chalut de fond ou la senne démersale (une méthode apparentée au chalutage) :

  • 86% des aires dites «  protégées » d’Europe sont intensément exploitées avec des méthodes de pêche destructrices. 5Perry, Allison L., et al. “Extensive Use of Habitat-Damaging Fishing Gears Inside Habitat-Protecting Marine Protected Areas.” Frontiers in Marine Science 9 (2022): 811926.
  • Dans plus des 2/3 des AMP du nord de l’Europe, le chalutage est 1,4 fois plus intense à l’intérieur de la zone supposément protégée, qu’à l’extérieur 6Perry, Allison L., et al. « Extensive Use of Habitat-Damaging Fishing Gears Inside Habitat-Protecting Marine Protected Areas. » Frontiers in Marine Science 9 (2022): 811926. !

Une protection quasi-inexistante

La France ne fait guère mieux. Et ce, malgré la lourde responsabilité que représente son rang de seconde puissance maritime mondiale, par l’immense étendue de sa ZEE.

Les rares aires marines françaises réellement protégées ne sont jamais implantées dans les zones qui en ont le plus besoin, là où une forte pression de pêche impacte la biodiversité et les écosystèmes marins. Elles sont généralement situées dans des zones lointaines où les activités humaines sont peu intenses comme les eaux distantes de l’océan Austral.7Claudet, Joachim, Charles Loiseau, and Antoine Pebayle. « Critical gaps in the protection of the second largest exclusive economic zone in the world. » Marine Policy 124 (2021): 104379.

En France métropolitaine, le pourcentage de protection réelle tombe à un niveau quasiment inexistant : en Manche, Atlantique et Mer du Nord, seul 0,005% des eaux françaises sont réellement protégées ! 8Claudet, Joachim, Charles Loiseau, and Antoine Pebayle. « Critical gaps in the protection of the second largest exclusive economic zone in the world. » Marine Policy 124 (2021): 104379.

L’imposture des normes « à la française »

Au lieu de se conformer aux normes internationales de classification des aires marines protégées, l’Hexagone a généré une exception française : une classification sur-mesure des niveaux de protection — 11 au total ! 9L. Debeir et T. Lefebvre, « Analyse comparée des stratégies et des réseaux à l’échelle internationale », p. 115, août 2019.— qui aboutit à des statuts incompréhensibles et surtout totalement inefficaces. 10Claudet, Joachim, Charles Loiseau, and Antoine Pebayle. « Critical gaps in the protection of the second largest exclusive economic zone in the world. » Marine Policy 124 (2021): 104379. Un imbroglio dont l’effet très concret est de permettre aux entreprises de pêche industrielle de poursuivre leurs activités sans être gênées par des zones de protection.

Remodeler les classifications de protection permet au Président Macron de claironner avoir dépassé les objectifs de 30% de protection, et ce sans avoir à protéger l’océan.

Le scandale des aires marines protégées va plus loin. Tandis qu’Emmanuel Macron annonçait en grandes pompes le 11 février 2022 à Brest que le pays comblerait son retard sur ses objectifs de « protection forte »,11Emmanuel Macron, «Déclaration de M. Emmanuel Macron, président de la République, sur la préservation de l’Océan mondial, à Brest le 11 février 2022», vie-publique.fr, 11 février 2022. le gouvernement avait déjà anéanti la définition même de ce que constitue une « protection forte ». Dans un paroxysme de cynisme politique, le ministère de la transition écologique avait non seulement déjà rédigé un projet de décret d’une grande perversité technique permettant de démolir la notion de « protection forte » en France, mais même clos la période de consultation publique sur le texte avant les annonces du Président.12Ministère de la transition écologique, «Projet de décret pris en application de l’article L. 110-4 du code de l’environnement et définissant la notion de protection forte et les modalités de la mise en œuvre de cette protection forte», 14 janvier 2022.

 

Une hypocrisie aux conséquences bien réelles

Des manquements désastreux pour les écosystèmes marins, les pêcheurs, et la planète

La protection faible ou inexistante qu’offrent les AMP est tout d’abord dévastatrice pour les écosystèmes marins, qui ne trouvent pas de refuge contre la pression qu’exercent les activités humaines à fort impact comme la pêche industrielle, première cause de destruction des océans.

De plus, face à l’érosion de la biodiversité et l’effondrement des stocks de poisson, les pêcheurs artisans voient leur source de subsistance disparaître, entrainant le délitement du tissu socio-économique côtier. Pour certains pays en voie de développement qui dépendent fortement de la pêche, cela provoque même de graves problèmes d’insécurité alimentaire.

A l’heure du réchauffement climatique, l’imposture que représente une majorité d’AMP, qui autorisent les engins de pêche comme le chalutage de fond, est d’autant plus problématique que les sédiments marins constituent le plus grand réservoir de stockage de carbone au monde. Les experts de la biodiversité réunis dans la Plateforme intergouvernementale scientifique IPBES alertent : « à l’échelle mondiale, on estime que la perturbation du carbone des sédiments marins par le chalutage libère l’équivalent de 15 à 20 % du CO2 atmosphérique absorbé chaque année par l’océan ».1IPBES. « Biodiversity and Climate Change workshop report ». 2021. Consulté le: 13 juillet 2022. [En ligne]. Disponible sur : https://ipbes.net/sites/default/files/2021-06/20210609_workshop_report_embargo_3pm_CEST_10_june_0.pdf

Comment l’océan pourrait-il jouer son rôle essentiel de régulateur climatique si nous ne le protégeons pas contre les pratiques de pêche climaticides ?

Des millions d’euros engloutis

Bien qu’inefficaces, voire contre-productives, les fausses aires marines protégées sont gourmandes en ressources. En France, BLOOM a pu reconstituer qu’un minimum de 5,3 millions d’euros issus de fonds européens avaient été alloués à l’Office français de la biodiversité et ses prédécesseurs pour la mise en place d’aires qui n’existent que sur le papier.

Urgence

Cet inquiétant état des lieux reflète non seulement la grande résistance du secteur de la pêche au principe même de la protection, mais aussi son poids inacceptable dans le façonnage des mesures gouvernementales. A l’heure où les chercheurs de la biodiversité et du climat (IPBES et GIEC) alertent à l’unisson des conséquences irréversibles de l’inaction pour la planète et pour l’humanité, notre devoir est d’agir sans relâche pour obtenir des politiques publiques aptes à mettre l’humanité à l’abri de dérèglements sans précédent.

 

La campagne de BLOOM

En France : défendre la notion même de protection

Quand la France, qui contrôle une surface maritime de plus de 10 millions de km², redéfinit à sa sauce le concept de protection, elle prend la responsabilité de détruire l’ambition environnementale des autres nations et notamment de l’Union européenne. BLOOM met tout en œuvre pour parer l’escroquerie écologique de la protection “à la française,” et redonner aux aires marines protégées leur puissance salvatrice.

Voici toutes les étapes de notre campagne dans l’ordre antéchronologique.

7 octobre : BLOOM attaque devant le Conseil d’État un décret antiécologique du gouvernement Macron amoindrissant la protection de l’océan et publie simultanément une étude exclusive révélant l’intensité des activités de pêche industrielle dans les aires marines, qui sont de fait tout sauf « protégées ».

12 septembre : Dans une déclaration de soutien à l’initiative du chercheur catalan Enric Sala de la National Geographic Society, plus de 250 scientifiques du monde entier demandent l’interdiction des méthodes de pêche destructrices et les activités industrielles dans les aires marines protégées. BLOOM s’associe à cet appel.

8 juin : En cette journée mondiale de l’océan, BLOOM engage une procédure judiciaire contre un décret paru le 12 avril 2022 au Journal officiel, qui amoindrit la définition des zones de « protection forte » qui s’appliquera aux aires marines dites « protégées ». BLOOM demande au gouvernement de M. Macron de retirer ce décret et d’adopter une définition claire des niveaux de protection marine en s’alignant sur les standards internationaux.

16 mai : BLOOM demande à la Cour des comptes d’enquêter sur les moyens humains et financiers fléchés en France vers la création d’un réseau totalement inefficace d’aires marines protégées. En effet, BLOOM a pu reconstituer qu’un minimum de 5,3 millions d’euros issus de fonds européens avaient été alloués à l’Office français de la biodiversité et ses prédécesseurs pour des résultats quasiment inexistants. En tout juste quatre jours, notre proposition est arrivée en tête des votes sur la plateforme citoyenne de la Cour, en collectant 1825 voies, merci !

28 avril : Dans le cadre d’un vote au Parlement Européen pour interdire le chalutage de fond dans les AMP, BLOOM lance une pétition pour demander au Président de la République de protéger réellement et immédiatement les AMP en y interdisant toutes les méthodes de pêche destructrices ainsi que toutes les activités extractives. Cette pétition sera active tant que la France ne met pas en place un réel réseau, étendu, cohérent et robuste, d’aires marines protégées.

En Europe : interdire le chalutage de fond dans les AMP

Obtenir des aires marines vraiment protégées, telle était l’opportunité majeure que représentait le rapport d’initiative sur l’économie bleue de la députée socialiste portugaise Isabel Carvalhais. Même si le vote d’un rapport d’initiative ne crée pas de norme contraignante, celui-ci a une influence majeure sur le niveau d’ambition écologique de l’Union européenne en matière de biodiversité et de climat.

BLOOM s’est battu pour que l’amendement de la députée EELV Caroline Roose, interdisant le chalutage de fond dans les aires marines protégées, soit adopté en plénière du Parlement Européen. Malgré une issue de vote cacophonique, BLOOM a révélé la vacuité des AMP existantes ainsi que l’imposture écologique d’Emmanuel Macron et de ses eurodéputés “Marcheurs.”

Voici toutes les étapes de notre campagne dans l’ordre antéchronologique.

3 mai : jour du vote au Parlement Européen. Pascal Canfin, eurodéputé LREM qui avait annoncé que son groupe travaillait sur un nouvel amendement oral, ne le dépose pas. Ainsi, l’amendement pervers initial de Renaissance est maintenu et adopté par 319 votes contre 280. L’adoption de cet amendement fait malheureusement tomber l’amendement de la députée verte Caroline Roose qui demandait l’interdiction du chalutage de fond dans les AMP européennes. En revanche, les députés ont également adopté à 361 voix contre 208 un amendement des Verts demandant l’interdiction des activités extractives industrielles dans les AMP. Par la suite, BLOOM décrypte l’issue cacophonique du vote et appelle la Commission européenne à produire une proposition législative garantissant que les AMP européennes soient conformes aux normes internationales.

29 avril – 2 mai : BLOOM dénonce sur les réseaux sociaux l’imposture et la désinformation cynique de LREM. Soutenue par l’activiste Hugo Clément, la comédienne Marion Cotillard et l’humoriste Nicole Ferroni, BLOOM fait reculer le groupe politique de Macron. Face à la pression de l’opinion publique, les eurodéputés “Marcheurs” suppriment leurs tweets, proposent un nouvel amendement encore plus pernicieux que le premier, et se justifient en utilisant des arguments fallacieux et des données mensongères – contredits en direct par des scientifiques.

28 avril : BLOOM lance une pétition pour demander au Président de la République de protéger réellement et immédiatement les aires marines protégées en y interdisant toutes les méthodes de pêche destructrices ainsi que toutes les activités extractives. En parallèle, Claire Nouvian expose dans une vidéo l’imposture écologique d’Emmanuel Macron et de son groupe Renaissance au Parlement Européen. La vidéo est vue plus de 300 000 fois.

25 avril : Remettant en cause la définition internationale d’une aire marine protégée — qui interdit forcément les méthodes de pêche destructrices et les activités extractives industrielles — l’amendement de Pierre Karleskind est dénoncé par BLOOM. Des milliers de citoyens interpellent l’eurodéputé sur les réseaux sociaux ainsi que le chef du groupe politique LREM au Parlement, Stéphane Séjourné, co-signataire de l’amendement et émissaire du Président Macron à Bruxelles.

17 avril : Révélation des amendements déposés par l’ensemble des eurodéputés sur le rapport d’initiative sur « l’économie bleue ». On y découvre un amendement ahurissant du député LREM Pierre Karleskind, président de la Commission de la Pêche du Parlement européen, qui propose de n’interdire les méthodes de pêche « néfastes » que dans les zones de « protection stricte », c’est-à-dire dans l’infime fraction d’aires marines protégées où elles sont déjà interdites !

12 avril : L’ONG Océana nous apprend qu’un amendement déposé par la députée EELV Caroline Roose interdisant le chalutage de fond dans les AMP a été adopté en Commission de la Pêche du Parlement européen, et va être voté dans trois semaines en plénière. BLOOM décide de se lancer dans une campagne éclair en collaboration avec de nombreuses  ONG, pour faire en sorte qu’il soit adopté.

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