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08 juillet 2025

Le journal Le Marin épinglé pour son traitement médiatique à charge contre l’ONG BLOOM

Une publication le 23 mars 2025 à destination de la grande distribution d’une liste des navires qui chalutent dans les aires marines protégées (AMP) a donné lieu à de très nombreuses réactions notamment médiatiques. Si cette vitalité journalistique ne peut en principe qu’être saluée, les choix opérés par certains journaux de s’assoir sur les principes déontologiques essentiels de leur profession a toutefois amèrement nuancé le tableau. Dans un contexte plus général de banalisation des fake news et de post-vérité, l’intégrité des médias est plus que jamais requise.

C’est à ce titre que BLOOM a jugé nécessaire de saisir le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (« CDJM ») à la suite de la publication d’articles à charge contre BLOOM publiés sans contradictoire dans le journal Le Marin.

Le constat de manquements déontologiques

À la suite d’une publication de BLOOM sur son site internet, le journal Le Marin par l’intermédiaire d’une de ses journalistes a très largement couvert les réactions suscitées chez les pêcheurs : pas moins de cinq articles et deux éditos ont été publiés sur ce seul sujet entre le 27 mars et le 4 avril 2025 avec un cadrage à charge contre BLOOM renouvelé. Si ces choix de traitement ne sont en eux-mêmes pas critiquables, n’étant qu’une traduction de la liberté d’expression, il en va différemment des modalités de ce traitement.

Et pour cause, la grande liberté dont jouissent à raison les journalistes n’a de sens et de valeur qu’à la condition de s’inscrire dans une déontologie selon laquelle le journaliste « tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non-vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles » (Charte d’éthique professionnelle des journalistes français (1918-1938-2011))

Or, BLOOM n’a été contactée pour aucune de ces publications. Aucune vérification des allégations énoncées et relayées, parfois très graves, n’a été faite, en violation des principes les plus élémentaires de pluralité des sources et de respect du contradictoire.

La nécessaire saisine du Conseil de déontologie journalistique et de médiation

Compte tenu des manquements répétés constatés et à la suite de la publication d’un nouvel article le 3 avril 2025, BLOOM a saisi le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (« CDJM »). Il constitue une instance de dialogue et de médiation entre les journalistes, les médias et agences de presse et les publics sur toutes les questions relatives à la déontologie journalistique dont elle est saisie.

Une fois saisi, ce dernier a alors pour mission de vérifier la conformité de pratiques journalistiques aux règles déontologiques.

Dans un avis rendu le 8 juillet 2025, le CDJM a ainsi constaté que :

« la totalité de l’article est une remise en cause de l’ONG Bloom, de la légitimité de sa « liste rouge », de ses méthodes et de ses intentions. Or, à aucun moment, l’ONG n’est interrogée en retour, ni son point de vue exprimé, ne serait-ce qu’en citant ses prises de positions, exposées et consultables par tous sur son site internet. Il ne lui est pas donné non plus l’occasion de s’exprimer sur le contenu du message d’un supposé partisan de Bloom cité par un des pêcheurs.

Il note que la journaliste du Marin ne s’est pas, par exemple, enquise auprès de Bloom de la méthode utilisée pour constituer sa « liste rouge », ni ne lui a donné la possibilité de répondre aux critiques et opinions formulées par les deux pêcheurs interrogés. Ce traitement du sujet sans contrepoint est unilatéral et ne permet pas une bonne information du lecteur ».

Ce défaut de contradictoire est apparu particulièrement délétère dans une séquence où le sujet en cause a conduit à une regrettable et violente cristallisation des oppositions.

L’indispensable responsabilisation des acteurs de l’information

Au-delà de ce cas particulier qui n’en constitue pas moins un exemple topique, nous déplorons les manquements journalistiques qui s’inscrivent dans un contexte d’affaiblissement des contre-pouvoirs essentiels à nos démocraties et contribuent à alimenter la mise à mal de l’Information. Le mépris de la déontologie, socle du journalisme, fait ainsi le jeu des assauts violents et généralisés menés en faveur de positionnements illibéraux et à rebours des données scientifiques, notamment en ce qui concerne les enjeux climatiques. Dans un tel contexte, l’unilatéralisme et la négation du pluralisme font naître un risque d’émergence de nouvelles formes de propagandes (fakenews, post vérité) en substitution d’une information contradictoirement éclairée.

Acteurs de la société civile, citoyens d’un État de droit de toute part attaqué, nous manifestons notre plus vive inquiétude face de telles dérives et appelons à de saines réactions.

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