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BLOOM contre Le Point

20 décembre 2023

BLOOM attaque Le Point pour diffamation

Le 4 juillet 2023, un article signé du journaliste M. Erwan Seznec et intitulé « L’étrange président de l’ONG de défense des océans Bloom » paraissait dans les colonnes numériques du magazine Le Point. Par des propos à teneur diffamatoire et mensongère, il s’attachait manifestement à dénigrer BLOOM.

L’article, immédiatement relayé par les représentants de la pêche industrielle sur les réseaux sociaux, accuse BLOOM de poursuivre une mission secrète consistant à œuvrer pour le compte des industries fossiles et de vouloir tuer la pêche pour faire de la place à des plateformes d’extraction gazière et pétrolière en mer.

Ces propos réaniment de vieilles théories complotistes forgées de toutes pièces par les lobbies bretons du chalut à l’époque de notre combat, victorieux, contre la pêche en eaux profondes. Jusqu’alors cantonnées à des blogs cryptiques ou des organes de presse d’extrême-droite, ces tentatives de discrédit et de déstabilisation n’ont jamais retenu l’attention de BLOOM au fil des ans tant elles étaient dénuées de tout fondement.

Toutefois, BLOOM a cette fois décidé d’agir en justice en déposant une plainte en diffamation car c’est la première fois que ces élucubrations sont reprises par un organe de presse national. Si la presse nationale devient un simple déversoir d’opinions infondées et inventées dans l’intention de nuire, c’est l’une des premières briques du socle démocratique qui s’affaisse.

La coordination huilée des lobbies de la pêche industrielle européenne

Attaquée en bonne et due forme par les lobbies de la pêche industrielle européenne (dont Europêche, CEPESCA, Orthongel) depuis nos combats victorieux contre le chalutage en eaux profondes ou la pêche électrique, BLOOM s’était habituée à ces relents complotistes et n’y prêtait guère attention.

Toutefois, la reprise en ligne par le magazine Le Point de ces thématiques dans l’article du 4 juillet 2023 ouvre de nouvelles et sombres perspectives que BLOOM ne peut pas laisser passer. L’article réanime des arguments trompeurs que nous jugeons diffamatoires aux seules fins de jeter l’opprobre sur BLOOM. Il tente de nous discréditer en mettant en cause notre intégrité, notre honnêteté et notre transparence pour nous mettre en difficulté à l’heure où les conséquences du changement climatique et des activités industrielles sur les écosystèmes notamment marins se font de plus en plus alarmantes.

Surtout, rappelons que l’article est paru précisément au moment où les discussions relatives à la loi pour la restauration de la nature, texte essentiel du Pacte vert européen adopté de justesse le 12 juillet 2023, étaient les plus vives au niveau européen. Nos adversaires n’ont d’ailleurs pas manqué de se saisir immédiatement de ces supposées « révélations » pour charger BLOOM en rangs serrés.

Les retweets grégaires des lobbies de la pêche industrielle sont arrivés en salve moutonnière avant de s’arrêter net. Le tour de piste des ténors de la pêche industrielle tenant le lobbying des grandes entreprises capitalistiques de la pêche européenne était clos. L’article était un pétard mouillé dans un contexte bien choisi.

Le 6 juillet 2023, Undercurrent News, le journal anglais spécialisé dans le secteur de la pêche titrait que c’est Europêche, le plus important lobby industriel européen, qui accuse BLOOM de vouloir « pousser les pêcheurs hors de leurs zones de pêche au bénéfice d’autres acteurs qui cherchent à implanter des éoliennes et des plateformes pétrolières ». Europêche assume ainsi publiquement cette salve à teneur diffamatoire contre BLOOM. La coordination entre le gotha de la pêche industrielle était parfaitement réussie.

Une vielle rengaine complotiste

Sur le fond, il est patent que l’article manque autant de sérieux que d’originalité, ce qui ne semble pas rebuter nos adversaires. L’article prétend notamment, directement ou insidieusement, que :

  • les activités passées du président de BLOOM, Flavien Kulawik seraient de nature à remettre en cause notre indépendance ;
  • BLOOM aurait un « agenda caché » de sorte que son combat contre les désastres causés par la pêche industrielle viserait en réalité à faciliter l’occupation des mers par les acteurs du secteur de l’énergie et ainsi le développement de l’offshore (éolien et pétrolier) ;
  • BLOOM ne serait pas transparente sur ses financements et trahirait sa déontologie.

Invraisemblable.

Nous dénonçons et réfutons fermement l’intégralité des propos visant à établir de telles conclusions. Nos combats sont clairs, notre engagement indéfectible et notre intégrité totale.

 

Une plainte pour diffamation au nom de BLOOM et de nos combats

Le relais de ces attaques par la voie d’un magazine à diffusion nationale comme Le Point ne peut qu’alarmer.

Par ailleurs, il est regrettable de constater que le manque de sérieux du travail journalistique effectué par Le Point a déjà été montré du doigt s’agissant d’un article portant sur un sujet différent, par la décision en date du 13 juin 2023 du Conseil de déontologie journalistique de médiation (« CDJM ») relevant le non-respect des « règles déontologiques d’exactitude et de respect de la véracité des faits » par Le Point au titre d’un article co-signé par M. Seznec1CDJM, 13 juin 2023, Avis n°23-026..

L’article 29 alinéa 1er de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse définit la diffamation comme toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération, laquelle est punissable même si elle est faite sous forme dubitative.

La teneur des propos et insinuations contenus dans l’article du 4 juillet 2023 porte indiscutablement atteinte à l’honneur et la considération de BLOOM. Du moins, tente de le faire.

En réalité, en nous attaquant, cet article s’attaque surtout à nos combats. Il s’attaque à des années de luttes déterminées pour sauvegarder le Vivant et protéger les océans de la destruction de masse dans laquelle continue de vouloir nous conduire une industrie aux abois, aveuglée par un modèle à bout de souffle qui épuise les humains et les écosystèmes.

Pour toutes ces raisons, BLOOM a déposé plainte contre M. Etienne Gernelle au titre des propos dénoncés, en sa qualité de directeur de la publication Le Point.fr et M. Erwan Seznec au titre de la complicité, en raison de sa qualité de rédacteur de l’article litigieux. L’instruction va suivre son cours.

Pour en savoir plus, vous pouvez vous reporter à ce stade aux éléments de réponse que nous avons déjà publiés à ce sujet ici.

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