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17 février 2026

32 associations déterminées à obtenir 100 produits bons pour la santé vendus à prix coûtant dans les supermarchés

Parce que manger sainement ne devrait être un luxe pour personne, il est urgent de permettre l’accès à 100 aliments bons pour la santé à prix coûtant. Emmenées par foodwatch, Familles Rurales et le Secours catholique, 32 associations de consommateurs, de lutte contre la précarité, de malades, de professionnels de santé, de défense de la santé environnementale s’allient dans une mobilisation inédite portée par une pétition commune, pour rendre cette mesure enfin obligatoire dans tous les super et hypermarchés.

Ensemble, les 32 associations rappellent que l’accès à une alimentation saine et durable, accessible à toutes et tous et assurant une rémunération juste aux agriculteurs et agricultrices est un droit fondamental.

Dans une mobilisation inédite, 32 associations pressent le ministre de l’Économie, Roland Lescure, et le ministre des PME et du pouvoir d’achat, Serge Papin, de se saisir de cette mesure urgente. Une action d’autant plus nécessaire qu’aucune mesure pour améliorer l’accès aux aliments recommandés par le PNNS – Programme National Nutrition Santé, n’a été prévue au sein de la SNANC – Stratégie Nationale Alimentation Nutrition Climat- qui vient d’être publiée.

La situation actuelle est intolérable. Une personne sur trois en France (29 %) déclare devoir sauter un repas et beaucoup n’ont pas accès aux produits recommandés par le Programme National Nutrition Santé (PNNS). Dans un système alimentaire largement contrôlé par les géants de la grande distribution, les produits les plus sains sont trop souvent inaccessibles. Les principaux acteurs de la grande distribution réalisent trop souvent des marges à la défaveur de produits recommandés pour la santé comme les fruits et légumes et les produits bio. Les maladies liées à une mauvaise alimentation explosent (diabète, maladies cardio-vasculaires, cancers…) et pèsent des milliards sur notre économie et nos systèmes de santé.   

32 organisations de la société civile exigent donc une mesure simple et urgente : imposer à la grande distribution de vendre à prix coûtant 100 produits alimentaires prioritaires selon les recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS). Cette mesure, portée par une pétition commune, doit s’appliquer sur tout le territoire, y compris en Outre-mer, et doit évidemment aussi garantir une rémunération juste aux agricultrices et agriculteurs.

Pour les 32 associations mobilisées pour obtenir cette mesure-phare : « C’est à l’Etat de faire enfin respecter le droit à une alimentation saine, durable, choisie et de rendre accessibles les recommandations officielles de santé publique. 100 produits vendus à prix coûtant en supermarchés, c’est non seulement possible mais urgent ».

Les associations soulignent par ailleurs que le revenu des agriculteurs, l’accessibilité financière et la santé des consommateurs doivent être au cœur des politiques publiques : il ne s’agit pas de choisir l’un ou l’autre mais bien de garantir tout cela à la fois. Les consommateurs en bout de chaîne n’ont pas à payer l’injuste prix, opaque, décidé par une poignée d’acteurs économiques.

Forts de ces constats, Familles Rurales, l’UFC Que Choisir et foodwatch adressent par ailleurs, ce jour, un dossier à l’Autorité de la Concurrence afin de l’inviter à ouvrir une enquête sectorielle sur la formation des prix et la péréquation des marges dans la grande distribution.

LISTE DES MEMBRES DE LA COALITION : 

Dans l’ordre alphabétique :

Action contre la faim

ADEIC (Association de défense, éducation et information du consommateur)

AEQUITAZ

Alerte des médecins sur les pesticides

Association Addictions France

Association pour la prise en charge et la prévention de l’obésité (APOP)

Association Léo Lagrange de défense des consommateurs (ALLDC)

ATTAC

Avenir santé environnement

Bloom

Cancer colère

Confédération Syndicale des Familles (CSF)

Familles de France

Familles Rurales

Fédération des centres sociaux et socioculturels de France

Fédération française des diabétiques

Fédération promotion santé

foodwatch

France Assos Santé

Le collectif : Les pieds dans le plat

Ligue contre l’obésité

Noé: association pour la biodiversité

Oui Change

On Est Prêt

ONAV

Réseau Environnement Santé

RESES (Réseau étudiant pour une société écologique et solidaire)

Réseau Action Climat

Secours Catholique

Tablée des chefs

UFC Que Choisir

VRAC

Sources:

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Jeudi 12 février 2026, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) publiait un avis alarmant (1) : un enfant sur quinze dépasse les seuils de sûreté sanitaire en mercure (2) en raison de sa consommation de poisson. Les impacts sur la santé impliquent notamment des troubles du comportement ou des retards de développement cérébral (3). Alors que le gouvernement refuse d’agir depuis les alertes de BLOOM et Foodwatch fin 2024 sur la contamination au mercure du thon en boîte, l’Anses réaffirme aujourd’hui que l’exposition des Français au mercure est un enjeu de santé publique majeur. Ces conclusions rappellent le gouvernement à sa mission : celle de faire de la protection des citoyens une priorité. À la lumière des résultats de l’Anses et des révélations de l’enquête de BLOOM (4), les associations BLOOM, Foodwatch, et l’adjoint au maire de Mouans-Sartoux Gilles Pérole, demandent aujourd’hui à l’État d’abaisser la limite maximale de mercure autorisé dans le thon au seuil le plus protecteur qui existe actuellement pour d’autres poissons, c’est-à-dire 0,3 mg/kg.

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En décembre dernier, Intermarché nous faisait miroiter le « mieux manger » avec sa publicité du « loup mal aimé », dans laquelle le loup renonce à manger des animaux au profit de fruits et légumes, sans toutefois exclure le poisson. Un message vertueux en totale contradiction avec l’offre des produits alimentaires et les orientations stratégiques de l’enseigne. Face à cette publicité mensongère, problématique à bien des égards, et loin d’être la première tentative d’induire les consommateurs en erreur (1), BLOOM décidait de saisir le Jury de déontologie publicitaire (2) de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité. 

29 décembre 2025

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Notre plainte auprès du Jury de déontologie de la publicité contre la publicité d’Intermarché du « loup mal aimé » a fait couler beaucoup d’encre. Beaucoup nous ont remerciés d’avoir rappelé que ce dessin animé, très réussi au demeurant, était bel et bien un objet commercial destiné à nous attacher à la marque Intermarché et à susciter du trafic vers ses magasins pour consommer. D’autres auraient préféré « profiter de la féerie de Noël » sans avoir à se rappeler que oui, malheureusement, le mal est partout venant des immenses puissances de destruction de nos vies et de notre santé que sont les enseignes de la grande distribution.  

Puis subitement, le ton a changé. Les encouragements ou les reproches se sont transformés en un flot d’insultes et de menaces. Cette vague de haine a été déclenchée par une fake news créée de toutes pièces par le « journaliste » Hugo Clément, qui avait manifestement oublié de vérifier ses propos avant de nous accuser « d’encombrer les tribunaux » avec une « procédure judiciaire », alors que notre plainte n’est pas une action en justice mais un signalement devant les organes professionnels de régulation déontologique de la publicité : une procédure gratuite, facile, rapide et ouverte à toutes et tous. C’est sur la base de ce mensonge, extrêmement problématique venant d’un journaliste du service public, et des raids haineux de trolls d’extrême droite que ces assertions ont enflammés, que nous avons jugé important de clarifier les objectifs des stratégies de communication mises en place par Intermarché et la réalité des pratiques sordides de la grande distribution.  

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