11 septembre 2026
À l’occasion du congrès du Conseil International pour l’Exploration de la Mer (CIEM), BLOOM appelle les citoyens, les pêcheurs, et les défenseurs de l’océan à se mobiliser ce mardi 15 septembre à 8h30 devant Le Quartz à Brest. Nous demandons à la ministre de la Mer, Catherine Chabaud, de lancer le processus de consultation des Etats membres et de la Commission européenne pour interdire les navires industriels de plus de 25 mètres dans la bande côtière des 12 milles nautiques, comme elle s’y était engagée en juin dernier aux Assises de la pêche.
Alors que les défenseurs de la pêche artisanale ont remporté un vote historique au Comité national des pêches lundi 7 septembre en faveur de l’exclusion des navires industriels de la bande côtière, le ministère de la Mer s’enfonce chaque jour un peu plus dans un silence coupable.
Aujourd’hui, aucune zone n’est réservée à la pêche artisanale en France. Dans la bande côtière des 12 milles nautiques (jusqu’à 22 km au large) – écosystèmes fragiles et de reproduction pour de nombreuses espèces marines – les pêcheurs artisans subissent la concurrence déloyale de navires-usines, allant jusqu’à 140 mètres de long. Ces ogres industriels qui peuvent capturer jusqu’à 400 tonnes par jour, soit 1000 fois plus qu’un artisan, n’ont pas leur place près des côtes.
En juin dernier, la ministre Catherine Chabaud avait reconnu la légitimité de cette demande, s’engageant à l’appliquer à l’issue d’une grande concertation sur la Manche. Cette concertation est aujourd’hui terminée. Le rapport est entre les mains de la ministre.
Nous exigeons désormais trois actes forts :
Chaque année, les navires-usines font leur retour dans la Manche à la mi-novembre. Si la ministre ne prononce pas l’exclusion des navires industriels avant cette période, et au plus tard le 15 novembre, les pêcheurs artisans subiront, une saison de plus, les assauts de ces navires industriels.
08 juin 2026
Alors que la préfecture de Normandie vient de ré-autoriser les navires industriels à pêcher le long de nos côtes, en dépit du vote du Comité régional des pêches et du soutien massif de 98 % des pêcheurs locaux à leur exclusion, des chercheurs de l’Institut Agro apportent un éclairage nouveau au débat. Dans une note scientifique publiée en ligne le 1er juin, ils mettent la lumière sur la bataille qui fait rage dans la “bande côtière” française, les premiers 12 milles marins. Chaque année, 10% des volumes pêchés dans l’ensemble de la bande côtière française sont accaparés par des navires industriels. Dans les Hauts de France ce sont même 46% des volumes côtiers qui sont accaparés par la pêche industrielle. Ce pillage fragilise les plus petits navires, qui dépendent quasi-exclusivement des ressources côtières, et met la pression sur des écosystèmes vulnérables. Exclure les navires industriels de nos côtes s’impose comme une véritable mesure d’équité sociale et économique, indispensable à la survie et à la préservation de nos littoraux.
17 juin 2026
A quelques jours des Assises de la pêche et des produits de la mer à Cherbourg, BLOOM interpelle la ministre de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, pour obtenir l’exclusion des navires industriels de la bande côtière des douze milles nautiques, mesure réclamée de longue date par les pêcheurs artisans.
08 septembre 2026
Après près d’un an de consultations du secteur de la pêche, des ONG, des scientifiques et des élus, la ministre de la Mer, Catherine Chabaud, tient entre ses mains les conclusions d’un rapport explosif sur les conflits d’usage dans les eaux de la Manche, qui soumettent les pêcheurs côtiers français et les écosystèmes marins au pillage incessant de navires méga-industriels, principalement sous capitaux néerlandais, pouvant capturer jusqu’à 400 000 kilos de poissons par jour et atteindre 140 mètres de long. Le rapport reflète la position unanime des pêcheurs vis-à-vis de la présence de ces navires démesurés dans les eaux côtières françaises : ce rapport de l’administration est un véritable plébiscite en faveur de l’exclusion des navires de plus de 25 mètres de la bande côtière des 12 milles nautiques (environ 22 km).