06 février 2025
Depuis les révélations de BLOOM et la campagne que nous avons lancée avec foodwatch France pour dénoncer la contamination au mercure du poisson préféré des Européens, le thon, les arguments rassurants des industriels fusent et confusent.
Nous en dressons la liste aujourd’hui et démêlons le vrai du faux dans ce « Manuel d’auto-défense contre les mensonges des industriels de la pêche thonière ». Parmi les cinq arguments phares brandis par les industriels, on retrouve le fait que le mercure est “naturellement” présent dans le thon, que leurs produits respectent la législation en vigueur, que nos analyses sont erronées ou encore que le thon est bon pour la santé. À cela s’ajoutent des attaques absurdes sur nos motivations, flirtant parfois avec le complotisme. Ces arguments trompeurs sont disséqués dans notre Manuel, pour vous aider à naviguer dans les eaux troubles de l’argumentation des industriels.
06 février 2025
Aux abois après les révélations de BLOOM sur la contamination au mercure du thon, l’industrie thonière a répliqué ces derniers jours par une campagne d’une envergure sidérante, en achetant de l’espace publicitaire dans de très nombreux journaux de la presse nationale et régionale (Le Figaro, Les Échos, Sud Ouest…). Trois mois après le lancement de la campagne de BLOOM et Foodwatch contre le scandale des normes “sanitaires” censées protéger les citoyens d’une contamination au mercure très préoccupante (1), les industriels du thon (Petit Navire, Saupiquet, Connétable etc.) tentent de rassurer les consommateurs en mettant en cause notre méthode scientifique et en semant le doute sur la validité de nos analyses. Celles-ci, portant sur 148 boîtes de thon provenant de cinq pays européens, ont pourtant été effectuées par un laboratoire reconnu comme référence mondiale dans l’analyse du mercure. Pour rappel, les résultats de nos tests ont établi que 100% des boîtes de thon étaient contaminées au mercure, dont 57% au-delà de la norme la plus protectrice pour la santé humaine et utilisée pour d’autres poissons dans la règlementation européenne (soit une norme de 0,3 mg de mercure par kilo de poisson).
La prise de parole des industriels pourrait générer un effet boomerang puisque leurs affirmations reposent sur l’opacité des méthodes utilisées pour les tests qu’ils brandissent subitement après des mois de silence sur le sujet. Leur campagne publicitaire donne l’occasion à BLOOM et Foodwatch d’exiger des industriels et de la grande distribution une transparence totale sur les tests effectués, le protocole d’échantillonnage retenu et les méthodes employées, des facteurs déterminants pour présenter des résultats rigoureux et non biaisés.
Face à leurs affirmations dans la presse, BLOOM publie aujourd’hui un « Manuel d’auto-défense contre les mensonges des industriels de la pêche thonière » permettant aux journalistes et aux citoyens de naviguer dans les eaux troubles de l’argumentation des industriels.
05 novembre 2024
Depuis nos révélations sur la contamination des thons au mercure, la rédactrice en chef du pôle « Environnement » du magazine Le Point, Géraldine Woessner, publie des contenus à charge contre BLOOM, mettant en cause notre intégrité, la validité scientifique de nos travaux et minimisant le risque que présenterait le mercure, un puissant neurotoxique, pour la santé humaine.
29 octobre 2024
Du mercure dans chaque boîte de thon : c’est la découverte alarmante qu’a faite BLOOM en analysant près de 150 conserves prélevées dans cinq pays européens. Considéré par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme l’une des dix substances chimiques les plus préoccupantes pour la santé publique mondiale, au même titre que l’amiante ou l’arsenic, ce neurotoxique présente des risques graves pour l’organisme humain (1).