29 mars 2025
réuni 2000 personnes lors d’une soirée hors normes « Vivant(s) » au Théâtre du Châtelet le 21 mars dernier.
© Claire Jaillard
ous avons été des milliers à interpeller Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux en relayant une vidéo rappelant les alertes scientifiques des 50 dernières années sur l’état du climat et de l’océan. La vidéo a été vue près d’un million de fois.
Nous avons interpellé le Président Emmanuel Macron en pleine page du journal Le Monde.
Nous avons obtenu un quai entier d’affiches rappelant la réalité scientifique de la destruction du monde à la station de métro Trocadéro où se déroulait le sommet SOS Océan.
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Le même jour, avec nos collègues d’Oceana, Pristine Seas et Only One, nous avons organisé une conférence de presse accueillie par le Consulat Voltaire pour dénoncer le coût du chalutage pour la société et montrer la voie d’une transition possible. Nous avons invité des chercheurs à présenter leurs travaux inédits démontrant que 85% des captures réalisées par les chalutiers peuvent être attrapées par d’autres méthodes de pêche. Le chalut n’est pas une fatalité. Ces nouveaux résultats scientifiques suffiraient à enclencher immédiatement un plan d’action du gouvernement pour engager une transition progressive du secteur pour que sa déchalutisation ait enfin lieu. Lisez notre rapport « S’Affranchir du chalut ».
Nous avons lancé une action d’interpellation de la grande distribution pour que les supermarchés cessent d’acheter du poisson provenant de bateaux pêchant dans les aires marines protégées. Des tractages coordonnés avec le soutien des collectifs militants XR, Alternatiba et La Marmite Rouge ont eu lieu à Aix-en-Provence, Auxerre, Clermont-Ferrand, Lorient, Montpellier, Nantes, Paris et Rennes.

Dans une tribune parue dans Le Monde, des personnalités politiques de premier rang comme Marine Tondelier, François Ruffin, Anne Hidalgo, Raphaël Glucksmann, Manon Aubry et bien d’autres se sont engagées en faveur d’aires marines protégées véritables qui permettraient ENFIN de créer des espaces aux deux tiers accessibles uniquement à la petite pêche artisanale (moins de 12 mètres, pratiquant les engins sélectifs) et laissant un tiers à la nature.
Puis, dans un post Instgram, nous avons dénoncé la position honteuse de la France défendue par la ministre Agnès Pannier-Runacher, copiée collée des lobbies de la pêche chalutière, et plaidant pour une approche de la protection « au cas par cas ». Un recul antiscientifique inadmissible. Notre post est devenu viral. La ministre a été interpellée près de 10 000 fois sur Instagram uniquement.
Les magnifiques artistes du Collectif Minuit 12 ont dansé devant le Trocadéro et la Tour Eiffel où allait se tenir le sommet SOS OCEAN, dans une chorégraphie et bande son originales, à revoir absolument ici. La captation cumule déjà près d’un demi millions de vues.

Sommée par le public de s’expliquer sur la fausse protection des aires marines dites « protégées » au « Libé Tour » organisé à l’Académie du Climat, la ministre de la transition écologique Agnès Pannier-Runacher a déclaré que la France interdisait déjà le chalutage de fond dans 40% de ses eaux ! Une surface gigantesque qu’il convenait, d’après la ministre, d’additionner aux 30% d’aires marines protégées… !
Abasourdie par l’audace de ce mensonge revenant à dire que la France protègerait 70% de ses eaux des méthodes de pêche destructrices comme le chalutage, alors que nous protégeons moins de 0,1% de nos eaux métropolitaines, Claire Nouvian, qui avait ouvert la journée de conférences et était encore présente lors de l’intervention de la ministre, a confronté cette dernière et ainsi réussi à comprendre le subterfuge utilisé. Les 40% que Madame Pannier-Runacher présentait comme un argument-massue, correspondaient à la zone interdite au chalutage en eaux profondes au-delà de 800 mètres de profondeur, en vertu du Règlement européen de 2016, que BLOOM a gagné contre la détermination du gouvernement français !
Mais la règlementation « pêche profonde » n’a absolument rien à voir avec les 30% d’aires marines protégées dont il est aujourd’hui question et qui sont supposées déjà interdire le chalutage de fond ainsi que toutes les méthodes de pêche destructrices sur l’ensemble de leur surface et sans aucune limite bathymétrique. Claire Nouvian a dénoncé ce procédé d’une grande malhonnêteté intellectuelle dans une vidéo devenue virale et vue plus de 1,5 millions de fois.
06 mars 2025
À quelques jours du sommet « SOS Océan » organisé à Paris par la Présidence de la République les 30 & 31 mars 2025, BLOOM organise, grâce au généreux soutien du Théâtre du Châtelet, une soirée artistique, scientifique et engagée pour obtenir la protection de l’organe vital de la planète : l’océan. Au programme : des interventions artistiques exigeantes, surprenantes, aussi belles et variées que la diversité du vivant.
25 mars 2025
À quelques jours du Sommet « SOS Océan ! » organisé par Emmanuel Macron à Paris et alors que les ONG se mobilisent en force pour obtenir des aires marines réellement « protégées », BLOOM publie un rapport d’une importance majeure intitulé « S’affranchir du chalut », basé sur les résultats de plus d’un an de recherche de scientifiques de l’Institut Agro et du Muséum national d’Histoire naturelle. Ce travail montre qu’il est techniquement possible de se passer des méthodes de pêche destructrices : en France, 85% des volumes de poissons capturés par les chaluts de fond pourraient être pêchés par des techniques de pêche bien moins impactantes telles que les lignes, casiers et filets. Le rapport calcule aussi pour la première fois l’impact cumulé du passage des environ 800 chalutiers de fond français, soit 670 000 km2 détruits chaque année.
Par ailleurs, BLOOM publie une comparaison scientifique originale établissant que la déforestation des écosystèmes marins perpétrée par le chalutage de fond est 20 à 47 fois supérieure à la déforestation terrestre. L’étude estime que plus de la moitié de cette déforestation marine se déroule en Europe, sur plus de 2 millions de km2, dont près d’un quart (400 000 km2) dans ses aires marines dites « protégées ».
26 mars 2024
Alors que la stratégie nationale de la France en matière de politique maritime est en train de se dessiner[1], que l’observatoire européen Copernicus enregistre chaque mois des records de températures historiques pour l’océan et que la NASA vient d’alerter sur une hausse spectaculaire en 2022-2023 d’élévation du niveau des mers (0,76 cm par an !), le Président Emmanuel Macron a été bien inspiré de décréter 2024 « Année de la Mer ». Face à l’urgence de la situation, la société civile s’est organisée pour que le chef de l’État s’engage dès 2024 sur 15 mesures concrètes qui permettraient de sauver le plus grand puits de carbone, le plus grand Commun du monde, celui sans lequel le climat et les sociétés humaines s’effondrent : l’océan.