06 juillet 2026
À quand la prochaine fournaise ?
Cette perspective occupe nos conversations car elle nous terrifie : nous sommes collectivement traumatisés par les dix jours de canicule dont nous sortons. Trop de souffrance, de deuils, de morts, mais aussi d’inconséquence et d’inanité du débat politique concernant les leçons à tirer, les ruptures à opérer et les processus législatifs à enclencher pour prévenir l’effondrement.
La douleur suscitée par cette canicule est incommensurable : des hôpitaux submergés, des soignants exténués, des patients allongés à même le sol pour hyperthermies, malaises cardiaques, insuffisances respiratoires, décompensations psychiatriques… Du côté des écosystèmes, c’est l’hécatombe : pertes agricoles, mortalités animales dystopiques dans les élevages, les bois, les rivières et les océans, plantes en mode « survie », oiseaux qui tombent du ciel… Dans les maternités, les écoles ou les champs, des dizaines de millions de personnes ont vécu dans leur chair les conséquences du dérèglement climatique. Face aux risques de feux attendus cet été, les pompiers se demandent comment ils vont « tenir » si un ou plusieurs mégafeux se déclenchent. Dans des logements devenus bouilloires thermiques, des millions de familles ont guetté, désespérément, le retour à « la normale ».
Les guillemets sont ici de rigueur car l’industrie fossile et des décennies d’inaction climatique ont fait voler en éclat la « norme » : le climat relativement stable que connaissait la Terre depuis 12 000 ans1Centre régional d’information des Nations Unies. (2024, 19 décembre). Climat : que répondre aux climatosceptiques ? https://unric.org/fr/climat-que-repondre-aux-climatoseptiques/ appartient désormais au passé. Nous ne pourrons pas le ressusciter, mais nous pouvons encore éviter que le monde ne devienne inhabitable pour des pans entiers de l’humanité. Pour cela, il n’existe qu’une seule solution : réduire immédiatement et drastiquement nos émissions de CO2 et libérer nos vies et nos économies de l’emprise de l’industrie fossile. Notre avenir est suspendu à deux actions urgentes : l’arrêt catégorique2International Energy Agency. (2021). Net Zero by 2050: A roadmap for the global energy sector. IEA. https://www.iea.org/reports/net-zero-by-2050 de l’expansion des énergies fossiles et la réduction3Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). (2018). Réchauffement planétaire de 1,5 °C : Résumé à l’intention des décideurs. GIEC. https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/sites/2/2019/09/SR15_Summary_Volume_french.pdf immédiate des émissions de gaz à effet de serre.
Tant que l’industrie fossile continuera à ignorer souverainement les lois non négociables de la physique voulant que chaque tonne de CO2 supplémentaire stockée dans l’atmosphère conduit à un réchauffement additionnel, tant qu’elle continuera à ouvrir des mines de charbon et de nouveaux champs gaziers et pétroliers, les événements climatiques extrêmes, à l’instar des dômes de chaleur suffocants, gagneront en intensité et en fréquence4Commissariat général au développement durable. (2026, 5 février). Les évènements météorologiques extrêmes sont-ils provoqués par le changement climatique ? Notre Environnement. https://www.notre-environnement.gouv.fr/actualites/breves/article/les-evenements-meteorologiques-extremes-sont-ils-provoques-par-le-changement
United Nations Office for Disaster Risk Reduction. Climate action and disaster risk reduction. UNDRR. https://www.undrr.org/implementing-sendai-framework/sendai-framework-action/climate-action-and-disaster-risk-reduction.
Cela fait des décennies que la trajectoire de collision de nos modes de vie avec le climat et les écosystèmes est prédite, modélisée et quantifiée. Nous vivons un « inédit » anticipable, dont on connait l’issue. Mais les scientifiques qui alertent l’opinion depuis des années avec constance et précision, ainsi que toutes celles et ceux qui tentent de relayer leur parole dans l’espace public, font encore face au discrédit, aux insultes, à l’intimidation et aux menaces.
Depuis des décennies, les industries fossiles ont organisé l’inaction : elles ont investi des milliards de dollars pour désinformer, instiller le doute, invisibiliser les scientifiques et maintenir le statu quo. Consciente depuis les années 19705Supran, G., Rahmstorf, S., & Oreskes, N. (2023). Assessing ExxonMobil’s global warming projections. Science, 379(6628), eabk0063. https://doi.org/10.1126/science.abk0063
Franta, B. A. (2022). Big carbon’s strategic response to global warming, 1950–2020 (Doctoral dissertation, Stanford University). Stanford Digital Repository. https://purl.stanford.edu/hq437ph9153 du caractère climaticide de son activité, l’industrie fossile cherche à maintenir ses profits au prix de nos vies. Dans son communiqué faisant suite à sa condamnation par la justice le 25 juin 2026 dans un contentieux l’opposant à des ONG et à la Ville de Paris, TotalEnergies constate « avec satisfaction que le tribunal judiciaire de Paris n’a pas retenu (…) les demandes des associations et de la ville de Paris qui visaient à faire interdire à TotalEnergies les nouveaux projets pétroliers et gaziers ou à l’obliger à réduire sa production de pétrole et de gaz. »6TotalEnergies. (2026, 25 juin). Devoir de vigilance : réaction de TotalEnergies à la décision du tribunal judiciaire de Paris. https://totalenergies.com/fr/actualites/communiques-presse/devoir-vigilance-reaction-totalenergies-decision-du-tribunal
Il existe donc des individus, à la tête de TotalEnergies, pour se réjouir d’avoir obtenu une extension de leur permis de tuer.
Atteignant le sommet du cynisme, le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné7TotalEnergies. (2026, 24 juin). Émirats arabes unis : TotalEnergies entre dans la concession Bab Gas Cap. https://totalenergies.com/fr/actualites/communiques-presse/emirats-arabes-unis-totalenergies-entre-concession-bab-gas-cap a annoncé le 24 juin 2026, c’est-à-dire le jour le plus chaud de l’histoire française, investir dans un nouveau projet fossile aux Émirats arabes unis.
Ces deux communications sonnent l’alarme : nous devons arrêter au plus vite les criminels climatiques qui pratiquent la politique de la Terre brûlée et mettent l’humanité en danger. Les majors fossiles affirment que nous avons besoin de pétrole et de gaz et laissent ainsi sournoisement entendre que la demande citoyenne se porte sur l’énergie carbonée. C’est faux. Nous avons besoin d’énergie, mais nous demandons de l’énergie décarbonée. Non contents d’avoir combattu toutes les législations et initiatives visant à réduire notre dépendance aux énergies fossiles, les majors pétrogazières, TotalEnergies en tête, sont désormais engagées dans l’expansion des hydrocarbures.8Urgewald. (s. d.). Global Oil and Gas Exit List (GOGEL). https://gogel.org/
Euronews. (2023, 15 juin). Shell joins BP and Total in U-turning on climate pledges to reward shareholders. https://www.euronews.com/2023/06/15/shell-joins-bp-and-total-in-u-turning-on-climate-pledges-to-reward-shareholders Ce choix d’un cynisme inégalé condamne bien plus que l’humanité : il relève d’un crime d’un genre nouveau, un « globocide », qui entraîne la disparition de la biosphère telle que nous la connaissons et la déstabilisation des conditions mêmes d’habitabilité de la planète pour toutes et tous.
Nous allons franchir avant 2030 le seuil de 1,5°C de réchauffement qui était l’objectif de l’Accord de Paris d’ici 2100. Nos fenêtres d’action se resserrent. Il nous reste quinze ans pour réaliser la bascule de notre système énergétique, en l’accompagnant de politiques publiques de sobriété généralisée, permettant de respecter les objectifs européens de réduction globale de 90% des émissions d’ici 20409Conseil de l’Union européenne. (2026, 5 mars). Objectif climatique pour 2040 : feu vert définitif du Conseil. https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2026/03/05/2040-climate-target-council-gives-final-green-light/, puis la neutralité carbone en 205010Parlement européen. (2019, 3 octobre). Qu’est-ce que la neutralité carbone et comment l’atteindre d’ici 2050 ? https://www.europarl.europa.eu/topics/fr/article/20190926STO62270/qu-est-ce-que-la-neutralite-carbone-et-comment-l-atteindre-d-ici-2050, tels qu’inscrits dans la loi. Mais se détournant de l’humanité, TotalEnergies a choisi d’investir dans le développement des hydrocarbures dans une cinquantaine de pays11Defund TotalEnergies. (s. d.). Climate bombs. https://defundtotalenergies.org/en/climate-bombs et d’augmenter ses émissions dans les années à venir12Notre Affaire à Tous. (2026, 20 janvier). Conclusions au fond – Total Climat. https://notreaffaireatous.org/wp-content/uploads/2026/06/2026_01_20_Total_climat_Conclusions_au_fond.pdf. TotalEnergies, un des fossoyeurs de l’objectif de neutralité carbone à horizon 2050, a choisi « d’ouvrir les portes de l’enfer ». Il en résulterait le sacrifice de centaines de millions, voire de milliards de vies humaines et l’effondrement d’environ la moitié du PIB mondial d’ici la fin du siècle.
Ces décisions conscientes et informées ne relèvent pas de la simple irresponsabilité, mais de la criminalité climatique. C’est un impératif moral catégorique13United Nations News. (2023, 20 septembre). Climate change undermines nearly all Sustainable Development Goals. https://news.un.org/en/story/2023/09/1141082 pour les politiques que de les arrêter. Et une obligation légale14Cour internationale de Justice. (2025). Obligations des États en matière de changement climatique (Avis consultatif du 23 juillet 2025). https://www.icj-cij.org/sites/default/files/case-related/187/187-20250723-pre-01-00-fr.pdf.
Le gouvernement et les parlementaires doivent adopter une loi d’urgence climatique qui interdise à toutes les entreprises françaises de financer et de participer, directement ou indirectement, à l’ouverture de nouveaux projets fossiles (charbon, pétrole, gaz) en France ou à l’étranger, qui supprime toutes les subventions aux énergies fossiles, qui interdise tout lobbying de l’industrie fossile, et qui reconnaisse le crime de « globocide ».
Cette loi est un prérequis pour éviter d’être spectateurs et victimes de la perte d’habitabilité de la Terre pour toutes et tous.
Il faudra encore fermer au plus vite les mines de charbon ainsi que les puits de pétrole et de gaz en cours d’exploitation, et déployer un Fonds vert doté de 20 milliards d’euros afin d’aider les territoires à s’adapter à un climat inexorablement en surchauffe.
La clairvoyance et l’esprit de responsabilité exigent que le gouvernement et les parlementaires désarment l’industrie fossile par une loi d’urgence climatique. Une des missions de l’État n’est-elle pas de protéger les citoyens et citoyennes ? Agir sur le volet de l’adaptation aux risques climatiques ne suffira pas si le robinet à la source de la catastrophe reste ouvert en grand. Cette loi d’urgence climatique relève de notre survie collective. Littéralement.
Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM
Christophe Cassou, climatologue, directeur de recherche au CNRS, auteur du GIEC
Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche IPSL/LSCE, ancienne co-présidente du groupe n°1 du GIEC
Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre et eurodéputée
Julia Cagé, professeure d’économie, Sciences Po Paris
Rémi Salomon, pédiatre à l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris
Vincent Munier, photographe, cinéaste, éditeur
Sophie Crozier, neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, membre du Comité consultatif national d’éthique, cofondatrice du Collectif Inter-Hôpitaux
Thierry Amouroux, porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI)
Paul Cassia, professeur de droit public, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Thomas Piketty, professeur d’économie, EHESS et École d’économie de Paris
Jean Jouzel, paléoclimatologue, ancien vice-président du GIEC
Jean-Baptiste Sallée, océanographe et climatologue, CNRS, auteur du GIEC
Céline Guivarch, directrice de recherche en économie du changement climatique, CIRED, Ecole des Ponts, auteure du GIEC
Marc-André Selosse, professeur, Muséum national d’Histoire naturelle
Mathieu Vidard, animateur radio, France Inter
Paloma Moritz, journaliste, Blast
Anne Gervais, hépatologue à l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris
Sébastien Mabile, avocat, Seattle Avocats
Dominique Méda, professeure de sociologie à l’Université Paris Dauphine-PSL, présidente de l’Institut Veblen
Allain Bougrain-Dubourg, président, Ligue pour la protection des oiseaux
Thomas Wagner, fondateur de BonPote
Dominique Bourg, philosophe
Wolfgang Cramer, écologue, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS
Jean-Yves Pranchère, professeur de théorie politique, Université libre de Bruxelles
Yves Laszlo, mathématicien, ancien directeur adjoint pour les sciences à l’École normale supérieure de Paris
Sylvain Angerand, directeur de Canopée
Olivier Aumont, chargé de recherche à l’IRD/LOCEAN
Pénélope Bagieu, autrice de bandes dessinées
Ghislain Bardout, co-fondateur et co-directeur d’Under The Pole
Sébastien Blache, ornithologue paysan, initiateur du programme “Réensauvager la ferme”
Swann Bommier, directeur du plaidoyer de BLOOM
Jean-Baptiste Bosson, glaciologue, marge sauvage
Freddy Bouchet, directeur du Laboratoire de Météorologie Dynamique, directeur de recherche, CNRS
Sacha Bourgeois-Gironde, professeur, Université Paris 2 Panthéon-Assas
Fleur Breteau, collectif Cancer Colère
Camille, chanteuse, auteure, compositrice
Roberto Casati, philosophe, Institut Jean Nicod, CNRS-EHESS-ENS
Jean-Benoit Charrassin, Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, Laboratoire d’Océanographie et du Climat
Eric Chauvet, Directeur de recherche retraité, CNRS
Yann Chevrie, doctorant en sciences du climat au Laboratoire de Météorologie Dynamique
Eve Chiapello, sociologue, EHESS
Antoine Clerc, avocat
Fanny Colas, écologue, enseignant-chercheur, Université Claude Bernard Lyon 1
Angèle Consoli, médecin psychiatre à l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris
Lucile Cornet-Vernet, La Maison de l’Artemisia
Jean-François Courreau, professeur émérite des écoles vétérinaires, Réseau des centres de soins faune sauvage
Olivier Dangles, écologue, IRD
Jérôme Deconinck, responsable philanthropie, Siel bleu
Nicolas Détrie, directeur général, Yes We Camp
Cyril Dion, réalisateur
Philippe Drobinski, météorologue, directeur de recherche, CNRS
Arthur Duperret Smolski, éducateur spécialisé, Adupspe
Sophie Emmanuelli, chirurgien-dentiste
Valérie Fayard, présidente, Association La Cloche
Matthieu Febvre-Issaly, juriste, conseiller de la rédaction de la revue Esprit
Pierre Friedlingstein, climatologue, directeur de recherche, CNRS
Elsa Gärtner, biologiste et écologue, ferme du Grand Laval, fondatrice de l’association “Fermes paysannes et sauvages”
Didier Gascuel, professeur émérite, Institut Agro
Jérôme Graefe, avocat, Ecosysteme Avocats
François Guérold, professeur émérite en écologie, Université de Lorraine
Georges Guironnet, président de l’association Acquasole pour la promotion des énergies renouvelables
Olivier Hamant, chercheur, Institut Michel Serres
Elen Jouanno, professeur de chimie
Samuel Jolivet, directeur, Office pour les insectes et leur environnement (Opie)
Sara Labrousse, chargée de recherche au CNRS/LOCEAN
Sylvain Laurens, sociologue, directeur d’études EHESS
Gilliane Le Gallic, réalisatrice, Alofa Tuvalu
Harold Levrel, professeur, Muséum national d’Histoire naturelle
Grégoire Loïs, ornithologue, Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation, Muséum national d’Histoire naturelle
Mélanie Marcel, fondatrice, SoScience
Francis Martin, professeur, INRAE
Jean-Louis Martin, écologue, directeur de recherche émérite, CNRS
Nastassja Martin, anthropologue, écrivaine
Juliette Mignot, océanographe et climatologue, directrice de recherche, LOCEAN/IRD
Véronique Moreira, présidente de l’ONG WECF (Women Engage for a Common Future)
Xavier Morin, directeur de recherche au CNRS
Hugues Mouret, naturaliste, écologue, directeur scientifique, Arthropologia
Serge Muller, professeur émérite, Muséum national d’Histoire naturelle
Léopold Oliver, cardiologue, Hôpital Saint Joseph, Marseille
Emmanuelle Périé-Bardout, co-fondatrice et co-directrice d’Under The Pole
François Pernin, chirurgien, président de la Coordination interassociative de lutte contre l’exclusion en Corse
Matthias Petel, chercheur en droit du climat, Université Libre de Bruxelles
Armelle Peyron, professeur des écoles, Public Montessori
Alessandro Pignocchi, auteur de bandes dessinées
Sylvie Quesemand, psychiatre
Jean-Noel Rieffel, ornithologue, écrivain
Camille Risi, climatologue, chercheuse au laboratoire de météorologie dynamique, CNRS
Vincent Robin, enseignant-chercheur, Université de Lorraine
Yoann Robin, climatologue, chercheur au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement LSCE/IPSL
Claire Saillard, enseignant-chercheur, Université Paris Cité
Alain Salvi, enseignant retraité en écologie et biologie animale, Université de Lorraine
François Sarano, océanographe, fondateur de Longitude 181
Aurélien Saussay, économiste de l’environnement, London School of Economics
Nicole Smolski, médecin
Priscilla Telmon, réalisatrice, photographe
Laurent Tillon, chiroptérologue et forestier, écrivain
Vincent Verzat, vidéaste activiste et réalisateur, Partager c’est Sympa
Pascal Yiou, climatologue, directeur de recherche, LSCE
Maxime Zucca, ornithologue, écrivain
28 juin 2026
Combien de morts faudra-t-il ?
Nous ne sommes qu’en juin, et le bilan est déjà lourd.
La durée et l’intensité de la canicule ont mis nos corps et nos infrastructures à l’épreuve. Une femme a été retrouvée morte à son domicile, à même le sol, un oreiller sous la tête : elle cherchait à refroidir son corps. Un homme de 33 ans est décédé : son corps avait atteint 42°C. Les victimes ne sont pas que des personnes fragiles. Des jeunes entre 30 et 50, sans antécédent médical, se retrouvent en réanimation.
Cela n’était jamais arrivé, même pendant la canicule de 2003 (1) qui a entraîné le décès de 15 000 personnes. Et pourtant, rappelons-nous, celle-ci s’était produite en août, pas en juin !
Les hôpitaux débordent, les soignants sont soumis à des rythmes inhumains et s’évanouissent en plein service, les urgences sont saturées, les pompes funèbres débordées. Les pompiers s’attendent à une saison en enfer, et savent déjà « qu’ils ne vont jamais tenir » (2).
Les animaux succombent par centaines de milliers, les poissons étouffent et périssent dans les rivières.
17 juin 2026
Nous, pêcheurs et ONG exhortons le gouvernement français à favoriser les modèles les plus créateurs d’emplois et de richesse, et les moins impactants sur l’environnement.
06 avril 2026
Alors que le grand raout qui s’ouvre ce dimanche à Lyon va marteler que la santé humaine dépend de celle des écosystèmes, à Bruxelles comme à Paris des coalitions entre la droite et l’extrême droite affaiblissent nos normes sanitaires et environnementales, dénonce un collectif d’ONG et de personnalités.