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L’approche écosystémique des pêches

Une obligation légale

L’approche écosystémique appliquée aux pêches n’est pas un désir propre aux ONG de protection de l’environnement, mais une obligation faite aux Etats membres de l’Union européenne, notamment par le biais de la directive cadre « Stratégie pour le milieu marin » (Directive 2008/56/CE).

Les stratégies marines doivent assurer la protection et la conservation du milieu marin, éviter sa détérioration et, lorsque cela est réalisable, assurer la restauration des écosystèmes marins dans les zones où ils ont subi des dégradations.

L’approche écosystémique dicte ainsi de prendre en considération l’ensemble des impacts infligés aux espèces constituant l’écosystème et de sortir d’une approche « monospécifique » où seul l’état de l’espèce ciblée est pris en compte.

Comme le soulève la Commission européenne, l’approche écosystémique défie les organes décisionnels monosectoriels classiques :

L’approche écosystémique, consacrée par la directive-cadre relative à la stratégie pour le milieu marin adoptée récemment, comporte des défis particuliers. En effet, la procédure de prise de décision ne peut plus être conçue exclusivement suivant les critères traditionnels des politiques sectorielles, mais exige de tenir compte d’écosystèmes marins transfrontaliers de grande dimension qui doivent être protégés pour préserver le réservoir de ressources de toutes les activités maritimes. Dans ce contexte de protection du milieu marin, il est donc nécessaire de penser également en termes de bassins maritimes et de régions et sous-régions marines comme le prévoit la directive précitée.

L’approche écosystémique constitue en outre un axe central de la réponse française à la réforme de la politique commune de la pêche (PCP).

Définition de l’approche écosystémique

L’approche écosystémique est ainsi définie par l’Ifremer :

« Jusqu’ici, l’approche mono-spécifique dominait. Chaque de stock de poisson était étudié isolément et la gestion prenait également peu en compte les interactions.

Cette approche centrée sur un stock traite les problèmes de façon isolée et ne prend pas en compte d’autres facteurs comme les prises accessoires souvent rejetées, la destruction des habitats, la pollution, l’aménagement des zones côtières, le changement climatique… Tous ces facteurs influent sur la dynamique des stocks en modifiant l’écosystème et se combinent à l’impact de la pêche. La pêche ne peut être considérée isolément mais dans un ensemble qui tient compte des interactions qu’elle entretient avec l’environnement et les autres activités humaines.

C’est pourquoi les scientifiques et les gestionnaires ont adopté l’approche écosystémique qui consiste à dépasser les limites des méthodes d’évaluation et de gestion traditionnelles des ressources halieutiques. Les scientifiques élargissent leur champ d’investigation et passent du cadre « ressources exploitées – pêcheurs » au cadre « écosystème – société ». Ils doivent donc s’ouvrir à d’autres disciplines et l’ensemble des connaissances doit être intégré pour une évaluation de l’écosystème et trouver des compromis entre préservation de la ressource, protection de l’environnement, développement économique et attentes sociales.

La première étape consiste en la mise en place de plans de gestion régionaux, un des objectifs de la PCP. Ces plans de gestion ont l’ambition de prendre en compte les interactions entre les espèces et entre les flottilles pour trouver une exploitation qui, dans une même pêcherie, minimise les risques de surexploitation de certains stocks sans conduire à une sous-exploitation excessive d’autres.

Les principes de l’approche écosystémique des pêches ne sont pas nouveaux mais l’expérience pratique de leur application est encore limitée. Le grand défi est donc de traduire les objectifs d’orientation en objectifs opérationnels. C’est la raison pour laquelle les réflexions prospectives se sont multipliées ces dernières années afin d’identifier les axes de recherche à privilégier. Prendre en compte la complexité, l’étudier, la représenter, la modéliser constituent autant d’enjeux pour les recherches actuelles.

Reste ensuite à trouver les modalités de gestion adaptées à cette approche car, s’il est relativement facile de contrôler les prélèvements ou l’effort de pêche, il n’en est pas de même pour de nombreux autres paramètres comme, par exemple, la température de l’eau. ”

 

Références et sources

  • Communication de la Commission au Conseil, au Parlement européen, au Comité économique et social et au comité des régions, Lignes directrices pour une approche intégrée de la politique maritime: Vers de meilleures pratiques en matière de gouvernance maritime intégrée et de consultation des parties prenantes, Bruxelles, le 26.6.2008, COM(2008) 395 final.
  • Mémorandum français relatif à la réforme de la politique commune de la pêche, section II.1.2. Janvier 2010.

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