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29 juillet 2020

Contribution sur l’aileronnage de requins

Le 29 juillet, BLOOM a contribué à une consultation publique sur la question de “l’aileronnage” de requins, appelant le label MSC à améliorer drastiquement son ambition afin de ne pas éroder davantage sa crédibilité déjà régulièrement mise à mal.

L’aileronnage de requins (finningen anglais) consiste à découper les nageoires d’un requin et à rejeter l’animal à la mer alors qu’il est encore souvent en vie. En raison de la valeur commerciale élevée des ailerons et de leur utilisation dans une soupe traditionnelle dans la culture asiatique, l’aileronnage est l’un des principaux acteurs du commerce mondial d’ailerons. Cette pratique inutile et inhumaine a été exclue de ses normes par le MSC en 2011 (entrée en vigueur en 2013) et viole le Code de conduite pour une pêche responsable de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, mais malgré ces belles promesses faites par le MSC, l’interdiction est toujours mal appliquée dans les pêcheries certifiées MSC, y compris la plus grande pêcherie de thon au monde.

À lire aussi :

notre contribution (en anglais)

Une politique de gestion nécessaire mais mal appliquée

L’une des principales faiblesses du système de certification MSC sur ce sujet est que le label n’exige pas que les ailerons restent attachés aux corps des requins (Fins Naturally Attached; FNA) dans toutes les pêcheries capturant des requins. Cela place le label loin derrière en termes de gestion des pêches au niveau mondial. Les politiques “d’ailerons naturellement attachés” exigent en effet que des pêcheurs qu’ils débarquent tous les requins avec leurs nageoires intactes et il a été largement démontré qu’elles réduisaient considérablement les captures illégales ainsi que le rejet de carcasses en mer avec rétention uniquement des ailerons.

Il y a déjà quelques années, une étude exhaustive avait conclu que “l’obligation de débarquer les ailerons naturellement attachés aux carcasses de requins est la mesure de gestion la plus efficace. Lorsque les requins sont débarqués avec des nageoires attachées, il est plus facile pour les observateurs qualifiés sur les sites de débarquement d’enregistrer le nombre, la masse et les espèces de requins débarqués, ce qui rend la collecte et le suivi des données plus simples et plus précis”. Ces mesures de gestion sont également plus facilement appliquées. Une fois une telle mesure en place dans une pêcherie, il ne peut y avoir aucune ambiguïté : si des nageoires sont découvertes, par exemple lors d’une inspection au port, il est clair qu’une infraction a eu lieu et que des mesures doivent être prises.

Le MSC est à la traîne

De telles politiques de gestion de pêche requérant que les ailerons restent naturellement attachés aux carcasses ont été adoptées et mises en œuvre par de nombreux pays et blocs, dont l’UE (2013), les États-Unis (2010), le Royaume-Uni (2009), l’Inde (2013), le Costa Rica (2006), l’Afrique du Sud (1998), le Brésil (2012 ) et le Canada (2019). Un certain nombre d’organisations régionales de gestion des pêches ont également adopté de telles politiques, telles que la CPANE (2014), l’OPANO (2016) et la CGPM (2018).

Compte tenu de l’ampleur de leur adoption, à ce stade, il est clair que les politiques requérant que les ailerons restent naturellement attachés aux carcasses ne sont pas simplement les “meilleures pratiques” mais de plus en plus une exigence minimale pour la durabilité de la pêche. Alors que tant d’États et d’organisations de gestion des pêches  appliquent ces politiques depuis de nombreuses années, il est inquiétant et décevant qu’une organisation considérée par tant de décideurs comme l’écolabel de référence (ce que nous contestons vivement) ne le fasse pas.

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