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Quel est le problème ?

En Afrique du Sud, TotalEnergies est sur le point de déclencher une nouvelle bombe climatique : le 5 septembre 2022, le groupe a demandé une licence de production pour exploiter deux immenses champs gaziers qui pourraient contenir un milliard de barils d’équivalent pétrole, au large de la côte d’Afrique du Sud[1].

TotalEnergies s’apprête à investir trois milliards de dollars pour lancer des opérations de forage dans les eaux profondes sud-africaines, au détriment des petits pêcheurs et d’une biodiversité spectaculaire. La côte sud-africaine est à la fois un “corridor bleu” pour de nombreuses espèces de baleines et une zone d’alimentation et de nidification pour de multiples espèces d’oiseaux, de mammifères marins et de tortues[2]. La zone d’exploitation envisagée abrite également une importante population de snoek (famille des maquereaux), sur lequel repose l’économie des pêcheurs artisanaux de la côte ouest, tandis que les pêcheurs de la côte sud ciblent une grande variété d’espèces[3].

Une course aux énergies fossiles en dépit du changement climatique

En juillet 2021, l’Agence internationale de l’énergie a publié sa feuille de route pour le secteur mondial de l’énergie et a souligné qu’« au-delà des projets déjà engagés en 2021, aucun nouveau développement de gisement de pétrole et de gaz n’est approuvé dans notre trajectoire ». Le livre blanc sur la réponse nationale au changement climatique de l’Afrique du Sud, ainsi que les experts de l’Institut international du développement durable (IIDD), recommandent de même un passage aux énergies renouvelables où les énergies fossiles, dont le gaz, sont laissées de côté.

Les recommandations de l’Agence internationale de l’énergie et du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sont sans équivoque. Les conséquences désastreuses du dérèglement climatique, que nous observons quotidiennement, nous rappellent qu’une transition énergétique fondée sur l’extraction de gaz, encouragée par la cupidité des industriels fossiles, détourne les ressources financières d’une transition indispensable vers les énergies renouvelables.

Manifestation à la baie de Saldagne en Afrique du Sud, le 26 septembre 2022

Un dangereux précédent

Au-delà des perspectives de forage de gaz dans ce bloc, l’annonce de TotalEnergies a été considérée dans l’industrie fossile comme une « nouvelle donne » dans la mesure où celle-ci prouvait que « l’Afrique du Sud, bien que peu explorée, a un potentiel d’exploration et de production », mais aussi car « si [les explorations de] Brulpadda et Luiperd s’avèrent commercialement viables, ces découvertes pourraient faire passer l’industrie pétrolière et gazière sud-africaine à la vitesse supérieure et attirer les investissements dont elle a tant besoin »[4]. De fait, ces deux découvertes ont mis en branle toute l’industrie fossile, ainsi que TotalEnergies, qui sont désormais engagés dans une course contre la montre pour mettre la main sur les ressources d’Afrique du Sud dans une précipitation qui prend la société civile sud-africaine de court alors qu’il est vital d’éviter un verrouillage climatique, environnemental et social de la politique énergétique sud-africaine sur une trajectoire la faisant dépendre la production électrique du gaz.

Carte des activités d’exploration et de production pétrolières en Afrique du Sud, selon la Petroleum Agency of South Africa, 1er septembre 2022.

Pour en savoir plus sur la position sud-africaine sur les énergies fossiles :

Références

[1] En juillet 2022, TotalEnergies avait déjà déposé une demande d’évaluation d’impact environnemental en vue du forage de cinq puits d’exploration sur une zone vierge en eau profonde au large de l’Afrique du Sud, entre la ville du Cap et le Cap Agulhas. Depuis mars 2022, la société participe également à de nombreuses études sismiques au large de la côte ouest de l’Afrique du Sud.

[2] La zone abrite des baleines à bosse, des baleines franches australes, des cachalots et des baleines bleues, des otaries à fourrure du Cap, des manchots du Cap, des pétrels et albatros. C’est également une zone de nidification pour la tortue luth et le fou du Cap.

[3] Des espèces telles que le calamar et le brosme

[4] CDH (10 February 2021) The Brulpadda and Luiperd gas discoveries: A game changer for South Africa’s petroleum offshore exploration

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